Vendredi 13 décembre 2019

Disparition

Décès de la collectionneuse engagée Peggy Cooper Cafritz

Par Alexia Lanta Maestrati · lejournaldesarts.fr

Le 21 février 2018 - 344 mots

WASHINGTON / ETATS-UNIS

Grande collectionneuse d’art afro-américain et africain, Peggy Cooper Cafritz s’est éteinte à l'âge de 70 ans, le 18 février 2018.

<em>Fired up! : Finding Beauty, Demanding Equity: An African American Life in Art. The Collections of Peggy Cooper Cafritz</em> écrit par Peggy Cooper Cafritz, en collaboration avec Thelma Golden et l’artiste Kerry James Marshall
Fired up! : Finding Beauty, Demanding Equity: An African American Life in Art. The Collections of Peggy Cooper Cafritz écrit par Peggy Cooper Cafritz, en collaboration avec Thelma Golden et l’artiste Kerry James Marshall
©Rizzoli Electa

La collection de Peggy Cooper Cafritz fut l’une des plus grandes collections privées du monde d’art afro-américain et africain, surnommée Hermitage of African American Art, en référence au célèbre musée Russe. Elle comprenait plus de 300 oeuvres, avec des artistes de renom à l'instar de El Anatsui, Glenn Ligon, Chris Ofili, Kara Walker ou encore Kehinde Wiley. Mais en 2009, lorsqu’un incendie ravage sa demeure à Washington de 13 000m2, une grande partie de sa collection estimée à plusieurs millions de dollars, disparaît. L'origine du feu n’a jamais été élucidée. 

Pearl Alice Cooper, connue sous le nom de Peggy Cooper Cafritz est née en 1947 à Mobile dans le sud des Etats-Unis en Alabama. Issue d’un milieu aisé, très jeune elle fut victime des préjudices raciaux et des lois de ségrégation encore en cours dans le sud des Etats-Unis. Profondément marquée, elle fut engagée tout au long de sa vie. 

Quand elle quitta l’Alabama pour Washington en 1964, alors âgée de 16 ans, elle était déjà déterminée à lutter contre les ségrégations raciales au sein de son université, George Washington University, où elle créa le premier club étudiant pour les noirs. Elle encouragea les associations étudiantes à ne pas faire de l’ethnicité un critère. C’est aussi durant cette période, en 1968, qu’elle initia un atelier d’art plastique estival, prémices de la création de la Duke Ellington School of the Arts, ouverte en 1974. Cette dernière est une révolution pour l’époque à Washington, et permet d’offrir une alternative au modèle scolaire traditionnel pour des élèves enclin à l’art (danse, musique, peinture, théâtre). 

Son décès coïncide avec la publication de Fired up! : Finding Beauty, Demanding Equity: An African American Life in Art. The Collections of Peggy Cooper Cafritz paru le 20 février 2018. Ecrit par Cooper Craftiz en collaboration avec la directrice du Studio Museum de New York Thelma Golden et l’artiste Kerry James Marshall, l’ouvrage explore sa collection, sa vie et son cercle artistique. 

Thématiques

Tous les articles dans Marché

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque