Mercredi 11 décembre 2019

Manifestation des archéologues

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 20 mars 2014 - 247 mots

NANTES [20.03.14] – En novembre 2013, différentes réunions de négociation entre l’intersyndicale et le ministère de la Culture avaient eu lieu dans le but de réviser la législation sur l’ouverture au privé de l’archéologie préventive, qui date de 2003. Un mouvement similaire a été reconduit le 18 mars 2014 dans différentes villes de France.

Un appel lancé par l’Intersyndicale archéologie a entraîné la mobilisation de plusieurs centaines de professionnels dans les rues de Nantes, Metz et Marseille. Plus de 10 ans après l’ouverture aux entreprises privées des fouilles archéologiques préventives, il s’agit aujourd’hui selon les organisateurs du mouvement « de défendre des emplois, des salaires et le service public. »

En 2003, un projet de loi de Jean-Jacques Aillagon avait été définitivement adopté, en vu de pallier aux défaillances de la loi de 2001 créant notamment l’INRAP, établissement public, et lui attribuant un monopole de fait dans le secteur de l’archéologie préventive.

La loi de 2003 ayant mis fin au monopole public, le secteur des fouilles devenant ainsi ouvert aux services archéologiques des collectivités territoriales et aux entreprises privées, sous réserve qu'ils soient agréés par l'Etat. Néanmoins, le diagnostic préalable aux fouilles reste chasse gardée de l'INRAP et des services des collectivités territoriales.

Aujourd’hui, les organisations syndicales signataires revendiquent « la fin du système de concurrence commerciale en archéologie préventive avec l’intégration dans le service public des personnels du privé » ainsi que « le retour à l'Etat de la maîtrise d'ouvrage des opérations d'archéologie préventive ».

Légende photo

Au coeur de la manifestation à Metz des archéologues - 2014 - source CGT Culture

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