Mercredi 12 décembre 2018

musée

Van Loo, de père en fils

L'ŒIL

Le 1 novembre 2000 - 252 mots

Van Loo, pour la plupart d’entre nous, ce nom évoque une peinture académique et un peu ennuyeuse, le versant négatif, en quelque sorte, de ce style rococo dont Boucher et Fragonard constitueraient la facette éblouissante. On ne sait si l’exposition du Musée de Nice (qui possède un important fonds Van Loo) modifiera ce jugement, mais en tout cas elle revêt un incontestable intérêt historique. Premier volet d’une série voulant présenter l’ensemble de cette dynastie d’origine hollandaise, qui va de l’ancêtre Jacob né en 1614 à Jules-César-Denis mort en 1811, cette exposition à elle seule porte déjà sur trois générations : Abraham-Louis (1641-1712) et ses fils Jean-Baptiste (1684-1745) et Carle (1705-1765), en focalisant sur les années de formation de ce dernier, jusqu’à sa réception à l’Académie en 1735. Né à Nice, Carle Van Loo est formé par son frère Jean-Baptiste qui l’emmène à Turin et à Rome, puis à Paris où, âgé de 19 ans, il remporte le premier prix de l’Académie de peinture. C’est la première étape d’une brillante carrière ponctuée d’importantes commandes (plafond de San Isidro à Rome, Palais Stupinigi à Turin), d’honneurs (il occupera successivement toutes les fonctions à l’Académie jusqu’à devenir Premier peintre du roi en 1762) et couronnée par une gloire immense. Voltaire le comparera à Raphaël. Pour Grimm, il sera « le plus grand peintre de l’Europe ». Mais nous n’en sommes pas encore là, les années de maturité et de rayonnement du grand Carle feront l’objet d’un autre volet.

NICE, Musée des Beaux-Arts, jusqu’au 28 février.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°521 du 1 novembre 2000, avec le titre suivant : Van Loo, de père en fils

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