Vendredi 20 septembre 2019

Paris 16e

Une exposition très particulière

Musée Marmottan-Monet - Jusqu’au 6 juillet 2014

Par Virginie Duchesne · L'ŒIL

Le 20 mars 2014 - 338 mots

Pour célébrer ses quatre-vingts ans, le Musée Marmottan-Monet rend hommage à ceux qui ont fait son histoire : les maîtres de l’impressionnisme et les collectionneurs privés.

En réunissant cent quinze toiles issues de collections particulières – cinquante et un collectionneurs internationaux ont répondu aux demandes de prêt du musée –, l’exposition présente un florilège des grands peintres du mouvement, de leur « maître » Eugène Boudin à leur plus insigne représentant, Claude Monet. L’ambition de l’exposition est claire : célébrer la passion et l’engagement de collectionneurs privés parfois historiques – certaines toiles descendent de collections d’artistes – ou plus récents. Dans l’ancienne demeure particulière de Jules et Paul Marmottan, l’exposition invite ainsi davantage à une promenade parmi les grands noms de l’impressionnisme qu’à une démonstration. On ne trouve d’ailleurs aucun cartel explicatif. Seules la relative disposition chronologique – l’exposition s’ouvre avec Corot, Jongkind et Boudin et se ferme par des Hémérocalles au bord de l’eau de Monet – et l’organisation des toiles par peintres donnent un aperçu de l’évolution du courant pictural.

À première vue familières, eu égard à la multiplication des expositions sur l’impressionnisme, les toiles présentées n’ont pour certaines que rarement ou jamais été exposées, tels Les soleils, le jardin du Petit-Gennevilliers de Gustave Caillebotte, dont on connaît surtout les vues de Paris. D’autres surprennent, comme les Caricatures (vers 1857) du jeune Monet qui lui valurent d’être repéré par Boudin, ou sa vue de Leicester Square, la nuit, peinte vers 1900-1901, aux lumières urbaines délavées par la pluie. Il en existe seulement trois, restées à l’état de pochades. L’exposition est aussi l’occasion de découvrir de très beaux Cézanne de sa période dite « impressionniste », de superbes Morisot dont un Lilas à Maurecourt à la facture proche de Manet, et de somptueux Degas, dont un Chevaux et jockeys qui aurait mérité un meilleur emplacement. Au-delà, « les Impressionnistes en privé » est l’occasion de (re)visiter la collection du musée, de s’attarder à nouveau devant Impression, soleil levant de Monet et, pourquoi pas, d’inspirer de futurs donateurs…

« Les Impressionnistes en privé »

Musée Marmottan-Monet, 2, rue Louis-Boilly, Paris-16e
www.marmottan.fr

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°667 du 1 avril 2014, avec le titre suivant : Une exposition très particulière

Tous les articles dans Expositions

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque