Lundi 10 décembre 2018

Trussardi et Prada

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 19 décembre 1997 - 335 mots

À Milan, la qualité de mécène n’est pas réservée au seul Armani. Trussardi et Prada, par l’intermédiaire d’une fondation, aident à la promotion de l’art moderne et contemporain.

Depuis près d’un an, la Fondation Trussardi participe activement, par l’intermédiaire de son département “Art et loisirs”, à l’organisation d’expositions au Centre Marino alla Scala, 5 piazza della Scala, à Milan. Andrea Pedroni est chargé de la programmation et dispose de 500 m2. Quatre à six expositions sont montées chaque année, financées pour moitié par la Fondation Trussardi et pour moitié par d’autres sponsors (BNL, BMW, Telecom Italia, Chrysler, American Airlines, Diners, Brembo). Le coût de chaque exposition s’élève en moyenne à 1 milliard de lires (3,4 millions de francs) et le budget annuel du Centre  est estimé à 3,5 milliards de lires environ (12 millions de francs). Y ont été présentées des expositions aussi diverses que les dessins érotiques de Picasso provenant de la collection Bresnu, ou des photographies de Robert Mapplethorpe réunies sous le titre “Fleurs et portraits”. Pour “De Van Gogh au Modernisme”, cette année, des peintures de soixante artistes ont été empruntées au Stedelijk Museum d’Amsterdam. Et avant “Ansel Adams” en 1998, “Murs italiens” propose actuellement 24 photographies prises en Italie par Dennis Hopper en 1996. Le Centre Marino alla Scala souhaite devenir un lieu de passage obligé pour les expositions itinérantes internationales, en collaboration avec des institutions étrangères. Le groupe milanais Prada a commencé à s’intéresser à l’art contemporain en 1993, en ouvrant la galerie Prada Milano Arte dans un ancien bâtiment industriel classé du quartier de la Porta Vittoria, à Milan. Eliseo Mattiacci et Nino Franchina ont été les premiers artistes exposés. La Fondation Prada a été créée en 1995 et l’espace d’exposition étendu à 1 000 m2. La galerie a déjà accueilli “David Smith en Italie” et Anish Kapoor, dont c’était la première exposition en Italie depuis sa participation à la Biennale de Venise en 1990. En juin dernier, Louise Bourgeois avait disposé de tout l’espace pour une grande installation.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°50 du 19 décembre 1997, avec le titre suivant : Trussardi et Prada

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