Mercredi 28 octobre 2020

Toroni de bas en haut

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 11 mai 2001 - 193 mots

« Sur le support donné est appliqué un pinceau n° 50 à intervalles réguliers de 30 cm. » Comme le montre cette vue des salles du Musée d’art moderne de la Ville de Paris, Niele Toroni est resté fidèle à sa méthode étrennée à la fin des années 1960.

Présent en permanence au sein du Musée d’art moderne avec son Cabinet de peinture, l’artiste profite d’une importante exposition monographique  jusqu’au 17 septembre (tél. 01 53 67 40 00) pour occuper les trois étages du bâtiment : il joue avec des toiles suspendues à un fil dans l’« aquarium » du dernier niveau, montre un large éventail de ses travaux dans la salle Wilson, rouverte à la lumière naturelle, ou parasite le sous-sol et les collections avec une intervention discrète. Enfin, d’une rigueur parfois sévère, le travail de l’ancien membre de BMPT prouve son humour dans le catalogue réalisé à cette occasion (Paris-Musées, 230 F). Au côté d’une collection de cartes postales aux accents « toroniens », ce livre d’artiste distille aussi quelques proverbes de l’auteur : « Quand la chèvre de Rauschenberg retrouvera l’île Seguin, loups et biquettes boiront la même eau. »

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°127 du 11 mai 2001, avec le titre suivant : Toroni de bas en haut

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