Lundi 17 décembre 2018

Résonnances photographiques au rutilant Réattu

L'ŒIL

Le 23 septembre 2009 - 319 mots

Après six mois de fermeture pour travaux, le musée Réattu, musée des Beaux-Arts de la ville d’Arles et ancien Grand-Prieuré de Malte, a rouvert ses portes en juillet dernier.

Pour marquer l’événement, une exposition conçue à la mesure du lieu, « Chambre d’écho », propose une lecture inédite des collections photographiques du musée, sublimée par la présence magnétique de l’architecture du bâtiment. Quelque vingt-cinq chambres se succèdent et déploient un fonds photographique des années 1970 à nos jours mais aussi des sculptures, installations et autres objets inattendus, résonants ou dissonants, venus aimanter la lecture des images issues des collections du musée. Dans ces espaces compartimentés, tantôt monographiques (Dieter Appelt, Jocelyne Alloucherie, Jacqueline Salmon, Georges Rousse…), tantôt thématiques (le voyage intérieur, les histoires naturelles, le paysage écrit, la mélancolie…), près de quatre cents œuvres et plus d’une centaine d’artistes sont représentés. Le spectateur suit pas à pas le parcours de l’exposition, de chambre en chambre, au plus près du dialogue entre toutes ces créations, audacieusement mises en écho. L’artiste Knud Viktor, l’un des précurseurs de l’art sonore, alimente la poésie de ce voyage sensoriel en équipant passages, escaliers et espaces secrets de bandes-son dédiées à la nature et à ses multiples vibrations. Mélanger les genres, c’est la nouvelle orientation que souhaite désormais prendre le musée Réattu. Conçu comme une exposition dans l’exposition : un tête-à-tête complice entre Brassaï et Picasso initié en 1932, à travers un ensemble de cent-dix photographies, dessins, objets et sculptures. De la rue La Boétie à l’atelier de Boisgeloup, la sélection des images de Brassaï suit le texte des Conversations en séquences centrées sur une série de thèmes : les Ateliers, les Transmutations, le Spectacle, les Graffiti. Une trame dans laquelle s’insère notamment un objet fétiche, la fameuse noix des Seychelles, source chez l’un et l’autre de multiples échos.

« Chambre d’écho », musée Réattu, 10, rue du Grand-Prieuré, Arles (13), jusqu’au 29 novembre 2009, www.museereattu.arles.fr

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°617 du 1 octobre 2009, avec le titre suivant : Résonnances photographiques au rutilant Réattu

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