Questions à… Michel Hilaire, directeur du musée et commissaire de l’exposition

Par Colin Lemoine · L'ŒIL

Le 25 janvier 2010

Comment expliquez-vous l’oubli dans lequel est tombé Jean Raoux ?
À partir de la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe siècle, le style Raoux, gracieux, précieux et élégant, lié à l’Ancien Régime séduit beaucoup moins. Par ailleurs, son œuvre est aussi malheureusement très dispersée.

Si vous deviez retenir une œuvre emblématique de sa création ?
Le tableau du musée Calvet d’Avignon, La Liseuse. Avec ce sujet, Raoux renouvelle un genre particulièrement apprécié des peintres hollandais du XVIIe siècle comme Metsu, Mieris ou Vermeer. Il y montre tout son savoir-faire dans le rendu de l’éclairage et des belles matières tactiles. Les tableaux sur ce thème, prêtés par le musée Calvet d’Avignon, provenant de la collection de l’antiquaire Puech, comptent parmi les plus séduisants de l’exposition.

Si vous deviez formuler un regret quant à cette exposition ?
L’absence des Vestales du musée de Brunswick, car ce tableau est très connu et emblématique de son œuvre. Néanmoins, une salle entière est consacrée aux vestales avec, en particulier, le Portrait de Madame Boucher en vestale de 1733 du musée de Dijon, où Raoux excelle dans le rendu du voile et de l’extraordinaire robe en soie.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°621 du 1 février 2010, avec le titre suivant : Questions à… Michel Hilaire, directeur du musée et commissaire de l’exposition

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