Dimanche 25 février 2018

Questions à... Jean-Jacques Aillagon

Par Bérénice Geoffroy-Schneiter · L'ŒIL

Le 26 février 2008

Quels motifs ont guidé la genèse de cette exposition ?
Le choix du thème de l’exposition est politique à bien des égards. On ne cesse d’évoquer nos racines judéo-chrétiennes et méditerranéennes. Or, une bonne partie de notre culture européenne trouve également son origine dans le monde barbare. Nous sommes aussi nés dans les plaines de l’Europe du Nord et de l’Est. Sans renier notre héritage gréco-romain, l’exposition souligne la part de cet apport dans notre formation politique et intellectuelle. La France, elle-même, doit son nom aux Francs...

Loin d’être négative, l’exposition brosse un tableau stimulant de ces époques troublées. Pourquoi ?
L’histoire des rapports entre Rome et le monde barbare a longtemps reposé sur une vision manichéenne. Or, c’est aussi une époque de métissages, et non de simples confrontations. Les tombes germaniques sont ainsi remplies d’argenterie romaine. Les deux cultures ont même fini par fusionner, donnant naissance à des formes de pensée inédites.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°600 du 1 mars 2008, avec le titre suivant : Questions à... Jean-Jacques Aillagon

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