Questions à… Frédéric Bonnet et Éric Mangion

Commissaires de l’exposition

Par Manou Farine · L'ŒIL

Le 17 mai 2010

Pourquoi Gasiorowski aujourd’hui ?
D’abord parce que c’est l’un des artistes les plus importants de la deuxième moitié du xxe siècle et qu’il ne s’est rien passé de probant depuis l’exposition du Mnam en 1995. Il y a un fort intérêt pour Gasiorowski de la part de nombreux jeunes artistes. Nous avons eu envie que ces derniers se confrontent directement à l’œuvre, sans passer par des légendes plus ou moins tronquées.

Comment expliquer la discrétion de son inscription dans l’histoire ?
Déjà dans les années 1970 et 1980, il était assez mal situé : lu selon telle ou telle séquence de son travail, mais rarement pour la cohérence globale de son œuvre. S’il avait vécu jusqu’ici, nous sommes persuadés qu’il serait au même niveau qu’un Gerhard Richter !

Quelle lecture propose l’exposition ?
L’accrochage insiste sur cette manière si particulière qu’avait Gasiorowski d’interroger tant la pratique de la peinture que la possibilité de peindre et d’être peintre, et qui le ramène à Lascaux et l’essence de la peinture en passant par des expériences parmi les plus radicales de son époque.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°625 du 1 juin 2010, avec le titre suivant : Questions à… Frédéric Bonnet et Éric Mangion

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