Vendredi 23 février 2018

Questions à... Didier Semin, critique d’art et professeur à l’École des beaux-arts de Paris

Par Philippe Piguet · L'ŒIL

Le 21 décembre 2009

Qu’avez-vous appris à de Gaston Chaissac qu’aucun autre artiste ne vous avait enseigné ?
Je crois que Chaissac m’a permis de me débarrasser complètement de la prévention que l’on a, quand on est soi-même très incertain de ce que l’on sait, contre les artistes réputés autodidactes. C’est peut-être bien Chaissac qui a signé mon permis d’aimer les œuvres à l’écart du goût dominant et des réputations installées.

Chaissac a laissé une abondante correspondance digne d’une œuvre littéraire. À quel genre de littérature rattacheriez-vous ses écrits ?
Je ne rattacherais pas Chaissac à un genre – je ne crois pas trop aux genres –, mais, si radicalement différents que soient leurs parcours, il m’évoque, dans ses écrits, Francis Ponge.

Existe-t-il une filiation entre Chaissac et la Figuration libre ?
Une filiation au sens strict, j’en doute fort. Une coïncidence dans les formes, certainement.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°620 du 1 janvier 2010, avec le titre suivant : Questions à... Didier Semin, critique d’art et professeur à l’École des beaux-arts de Paris

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