Samedi 17 février 2018

Questions à... Bruno Ely

Directeur du musée Granet et commissaire de l’exposition Picasso-Cézanne

L'ŒIL

Le 26 juin 2009

Quelle est la genèse de l’exposition ?
Le point de départ est une réflexion sur le malentendu entre Cézanne et Aix-en-Provence en son temps : Cézanne fut rejeté par ses concitoyens. Aix a vu naître et mourir Cézanne, et il fallait redonner à la ville sa dimension cézannienne. L’exposition de 2006 « Cézanne en Provence », couronnée d’un immense succès (450 000 visiteurs), reconnaît en lui le père fondateur de l’art moderne.
La proximité du château de Vauvenargues, au pied de la montagne Sainte-Victoire, où Picasso a vécu et est enterré, était aussi une formidable opportunité pour mettre en exergue cette relation particulière que Picasso entretenait avec Cézanne, faite de respect distancié.

On a l’impression que tout a été dit sur ces deux monstres sacrés. Comment en parler « autrement » ?
Ce thème n’avait jamais été traité auparavant. Il y a eu les expositions Braque, Matisse, mais jamais d’exposition ciblée sur Cézanne. L’intérêt majeur de ce type d’exposition est dans ce cas double : Cézanne apprend à Picasso et Picasso apprend à Cézanne, sachant que la réalité de ces deux artistes s’appelle la peinture.

Quels sont les projets en cours ?
En 2010 est prévue une exposition sur Alechinsky. 2012 verra une exposition consacrée à André Masson et à sa période aixoise, trop méconnue. En 2013, Marseille sera capitale européenne de la culture et la question se pose quant au positionnement d’Aix, ville d’art et d’histoire et ancienne capitale de la Provence, vis-à-vis de cet événement. Le projet est à l’étude…

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°615 du 1 juillet 2009, avec le titre suivant : Questions à... Bruno Ely

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