Vendredi 14 décembre 2018

musée

Orléans au Grand Siècle

L'ŒIL

Le 1 avril 2000 - 198 mots

Ce deuxième volet du triptyque « À l’ombre des rois » est fondé sur une réévaluation du fonds XVIIe du musée, qui a donné lieu à une ample étude de la vie artistique orléanaise et à d’intéressantes découvertes. La Contre-Réforme entraîne l’implantation de nombreux couvents dans la cité. La proximité de la capitale, les liens privilégiés qui unissent la ville au roi font que la décoration des édifices est confiée aux artistes parisiens et que la vie artistique locale reste peu développée. Mais la ville s’enrichit ainsi des chefs-d’œuvre de Vignon, Blanchard, Vouet... Autre composante essentielle du fonds, les œuvres provenant du château de Richelieu, dont le décor fut démembré à la Révolution. Aux suites bien connues de Claude Duruet et de Martin Fréminet, vient désormais s’ajouter une importante série de l’énigmatique Nicolas Prévost (1604-1670), découverte en 1997 dans les réserves du musée. Les mascarons qui ornaient la façade du château détruit et une fontaine sculptée par Jacques Sarrazin ont également été retrouvés. À ces « maîtres retrouvés » succédera, à l’automne, la toute première monographie de Lubin Baugin, qui promet elle aussi bien des révélations.

ORLÉANS, Musée des Beaux-Arts, 4 avril-25 juin, cat. 250 p., 150 F

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°515 du 1 avril 2000, avec le titre suivant : Orléans au Grand Siècle

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