L'expérience Bill Viola

L'ŒIL

Le 1 septembre 1998 - 209 mots

Après la grande rétrospective Bill Viola au Whitney Museum de New York, Amsterdam prend la relève. Né à New York en 1951, Viola est sans doute le vidéaste le plus doué de sa génération. Il met en scène l'homme face à des situations dangereuses ou d'urgence. C'est le cas dans la trilogie The Crossing, où un homme reçoit une goutte d'eau sur la tête, puis une trombe d'eau qui va peu à peu effacer son image dans un véritable déluge. Sur un écran à côté, un homme va prendre feu jusqu'à disparaître en fumée. Sur un troisième, un homme retient son souffle sous l'eau. À Paris, en 1996, ce magnifique triptyque Water, Fire, Breath avait été présenté dans la chapelle de la Salpêtrière ainsi que la pièce Déserts au théâtre des Champs-Elysées sur la musique de Varèse. Des bruits d'usines et un brouhaha urbain accompagnaient des vues de paysages immenses. On retrouve donc ici ces films dont les images laissent aux spectateurs une intense sensation de vie et de perte irrémédiable. Intitulée “L'Expérience”, cette exposition à grande échelle se prolonge hors du musée dans une dizaine de galeries et lieux éparpillés dans la ville pour nous rafraîchir la mémoire et éblouir nos sens.

Amsterdam, Stedelijk Museum, 12 septembre-29 novembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°499 du 1 septembre 1998, avec le titre suivant : L'expérience Bill Viola

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