Mercredi 12 décembre 2018

Les Brèves : Sarkis, Design français, Manifesta 2...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 mars 1997 - 1006 mots

Sarkis a conçu pour le patio du Musée des beaux-arts de Nantes une installation monumentale en bois de près de quatorze mètres de haut, destinée à capter et à guider la lumière. Dans le même espace, mais sous les arcades, sont accrochées dix-huit peintures historiques choisies dans la collection du musée et qui entretiennent une relation particulière à la lumière.
Musée des beaux-arts de Nantes, 10 rue Georges-Clémenceau, 44000 Nantes, 8 mars-20 mai.

Design français : l’art du mobilier 1986-1996 regroupe plus de cinquante designers français et cent vingt pièces, associant à la fois des créateurs confirmés, tels Mourgue, Putmann ou Bauchet, et de jeunes talents qui prônent une position à la fois plus réaliste et plus ambitieuse.
Centre culturel, 22 rue de la Belle-Feuille, 92100 Boulogne-Billancourt, 19 mars-14 juin.

Manifesta 2, la biennale européenne de l’art contemporain, se tiendra du 28 juin au 11 octobre 1998 à Luxembourg. Les trois commissaires chargés de la sélection des artistes et du développement du concept artistique sont Robert Fleck (Vienne), Maria Lind (Stockholm) et Barbara Vanderlinden (Bruxelles).
Renseignements : tél. 352 22 50 45.

"Touche pour voir" réunit cinq artistes – Marie-Ange Guilleminot, Matthieu Manche, Lucy Orta, Url Tzaig et Franz West – qui invitent le spectateur à remettre en cause son attitude contemplative vis-à-vis de l’art.
Le Creux de l’Enfer, Vallée des Usines, 63300 Thiers, jusqu’au 16 mars.

"Veronica’s Revenge", tel est le titre de l’exposition qui rassemble à Genève près de quatre-vingts œuvres photographiques de la Lambert Art Collection. Cette collection, qui devait être présentée au nouveau siège genevois de la Banque Bruxelles-Lambert avant d’être censurée, comprend en particulier des artistes abordants des sujets sensibles, comme la toxicomanie ou la sexualité.
Centre d’art contemporain, 10 rue des Vieux-Grenadiers, Genève, jusqu’au 11 mai.

"Lost in Space" réunit à Lucerne onze artistes, parmi lesquels Ann Verinoca Janssens, Matt Mullican, Christoph Fink et Marijke van Warmerdam. Martin Schwander – il quittera bientôt ses fonctions de directeur du Kunstmuseum de Lucerne – a invité ici le commissaire d’exposition suisse Moritz Küng, qui s’est déjà distingué en organisant plusieurs expositions dans son appartement de Bruxelles ou à "Filiale" à Bâle.
Kunstmuseum, Tribschenstrasse 61, Lucerne, jusqu’au 30 mars.

Achille Castiglioni est l’un des derniers grands designers à avoir influencé la création internationale. Le Vitra Design Museum consacre une rétrospective à ses principales créations, des objets de la vie quotidienne aux meubles et aux produits industriels.
Vitra Design Museum, Charles Eames Straße 1, Weil-am-Rhein, jusqu’en août.

Jaume Plensa et Bernard Moninot exposent en parallèle à la Galerie nationale du Jeu de Paume. Le premier, espagnol, présente vingt-six sculptures réalisées entre 1991 et 1996, qui restent fidèles aux problématiques de l’artiste malgré ses évolutions plastiques. Moninot développe quant à lui une réflexion sur la nature de l’image dans un ensemble de travaux executés depuis 1981.
Galerie nationale du Jeu de Paume, place de la Concorde, Paris, 25 mars-18 mai.

Julio Villani, artiste d’origine brésilienne vivant à Paris, a été invité par le Musée des beaux-arts d’Agen à intervenir dans les collections. Dans le même temps, le musée expose une œuvre de Didier Vermeiren appartenant au Frac Aquitaine.
Musée des beaux-arts, Place du Docteur Pierre-Esquirol, Agen, jusqu’au 9 mars.

Valérie Belin présente à Yvetot des photographies qui jouent sur la transparence et le reflet, les effets de positif/négatif, la figuration et l’abstraction.
Galerie Duchamp, 7/9 rue Percée, Yvetot, jusqu’au 13 mars.

Le Frac-Alsace expose une sélection parmi les cent treize œuvres qu’il a acquises entre 1991 et 1995. Deux lieux (Frac-Alsace, 1 route de Marckolsheim, Sélestat, 2 mars-11 mai, et CEAAC, 7 rue de l’Abreuvoir, Strasbourg, 8 mars-27 avril) dans le Bas-Rhin accueillent la manifestation, et présentent les pièces d’artistes tels que Daniel Schlier, Colette Hyvrard ou Laura Lamiel.

Claude Rutault inaugure avec son exposition le nouvel espace du CCC (53-55 rue Marcel Tribut, Tours, jusqu’au 13 avril), dans le quartier de la gare. Le Centre d’art de Tours est également dépositaire et gestionnaire de son œuvre Transit.

Deux cent trente œuvres réunies à Düsseldorf offrent la première rétrospective en Occident du symboliste russe Mikhaïl Vroubel. Son œuvre, encore peu connue, s’impose aux côtés de celles de Moreau, Burne-Jones, Redon, Klimt ou Khnopff. Obsédé par l’image du démon jaillie de l’imaginaire de Lermontov, Vroubel a évolué entre occidentalisme et slavophilie. L’image du Christ et l’expérience extatique de la contemplation ont constitué chez cet artiste aux nerfs ébranlés le point de départ d’une recherche frénétique du Salut. Sa Chute Démon, qu’il ne parviendra jamais à achever, synthétise cette quête qui ne débouchera que sur la folie et l’internement.
MIKHAÏL VROUBEL, jusqu’au 13 avril, Kunsthalle de Düsseldorf, 4 Grabbeplatz, tél. 211 899 62 40, tlj sauf lundi 10h-18h, vendredi jusqu’à 21h. Puis à la Haus der Kunst de Munich, 8 mai-20 juillet.

"Suites africaines" mêlera arts plastiques, photographie, cinéma et musique au Couvent des Cordeliers, du 4 mars au 17 avril, dans un vaste panorama de la création africaine contemporaine. Coproduite par la Mairie de Paris et la Revue noire, l’exposition présentera des œuvres monumentales de Moustapha Dimé (Sénégal), Abdoulaye Konaté (Mali), Pascale Marthine Tayou (Cameroun), Kacimi (Maroc), Henry Koombes (Île Maurice), Mickaël Bethe-Sélassié (Éthiopie) et Élodie Barthélémy (Haïti). Projections, défilés, lectures, performances de danse contemporaine et d’artistes plasticiens sont également au programme.

"Asie cachée", aux Galeries Lafayette jusqu’au 20 mars, comprend notamment un ensemble d’une quarantaine de sculptures et d‘objets d’art bouddhique birman rassemblés par le marchand d’art asiatique Jean-Michel Beurdeley, dont un torse en pierre du XIe siècle de l’école de Pagan, une petite stèle en stéatite de la même époque, un coffre à manuscrit en bois laqué prêté par le Musée Jacquemart-André, ainsi qu’un grand bouddha daté de 1892 et provenant de la collection Jacques Barrère.

L’arrestation du Christ, composition de grandes dimensions (2,9 x 2,8 m) exécutée par Jacob Jordaens vers 1650, est exposée en cours de restauration au Musée des beaux-arts de Valenciennes jusqu’au 4 mai. Le public peut assister à la dernière phase de l’opération et suivre le travail des deux restauratrices qui procèdent actuellement aux réintégrations. Acquis par le musée à la fin de l’année 1994, le tableau est accompagné d’une sélection d’œuvres du peintre et de ses contemporains sur le thème de l’Arrestation du Christ.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°34 du 1 mars 1997, avec le titre suivant : Les Brèves : Sarkis, Design français, Manifesta 2...

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