Samedi 23 février 2019

Les Brèves : Michel Blazy, Van Dyck, Rodney Graham...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 1 juillet 1996 - 1000 mots

Michel Blazy expose jusqu’au 1er septembre 1996 au Crestet centre d’art (tél. 90 36 34 85), près de Vaison-la-Romaine, ses étranges et fragiles sculptures. Dans la forêt qui entoure le centre d’art, l’artiste a construit dix-huit Fontaines de la bonne volonté, assemblages de seaux de ménagères, de paille, d’un mécanisme d’air pulsé et d’eau savonneuse, produisant un éphémère serpentin de bulles de savon. Une invitation à un parcours ludique et poétique.

Le 400e anniversaire de la naissance de Van Dyck sera célébré en 1999 par une série d’expositions. Le maître de la peinture flamande étant né à Anvers et mort à Londres, la plus importante d’entre elles sera montrée successivement dans ces deux villes. Cette rétrospective en quatre-vingt-dix tableaux, sélectionnés par Christopher Brown de la National Gallery de Londres, se tiendra au Musée royal des beaux-arts d’Anvers (mai-août 1999), puis à la Royal Academy de Londres (septembre-décembre). Anvers accueillera également une exposition "Peintures flamandes du Musée de l’Ermitage" à la Hessenhuis, une exposition de dessins de Van Dyck au Rubenhuis et dans la cathédrale, et une exposition de ses gravures au Musée Plantin-Moretus. De son côté, le British Museum a en projet de présenter les dessins de paysages de Van Dyck. Jusqu’au Metropolitan Museum de New York qui devrait exposer une sélection de ses dessins et de ses gravures ainsi, peut-être, que quelques tableaux.

Rodney Graham, artiste canadien, présente dans l’arboretum du château d’Harcourt (Eure, jusqu’au 15 novembre 1996, tel. 35 88 68 22) et à l’invitation du FRAC de Haute-Normandie, une Camera Obscura Mobile, une chambre noire itinérante conçue à partir d’une ancienne diligence postale américaine du dix-neuvième siècle. Grâce à cette machine, ancêtre des appareils photographiques, chaque visiteur pourra porter son propre regard sur la nature environnant le château médiéval normand.

Fermé jusqu’en 1998 pour rénovation, le Musée Guimet expose ses collections hors de Paris. Il présente ainsi, au Musée des beaux-arts de Dijon, jusqu’au 2 octobre, 150 œuvres retraçant l’expédition d’une dizaine d’explorateurs français du début du siècle vers l’Extrême-Orient : Émile Guimet au Japon, Paul Pelliot et Victor Segalen en Chine, Jacques Bacot au Tibet, Louis Delaporte à Angkor, Charles Varat en Corée, Joseph Hackin en Afghanistan… Objets liturgiques et rituels, peintures et manuscrits, laques, pièces d’orfèvrerie, statuettes, sculptures animalières des temples d’Angkor… évoquent la contribution de ces chercheurs, archéologues et écrivains à la connaissance des cultures d’Asie.

Parcours gravé en Belgique : en collaboration avec le Centre communal de Markten, le Centre de la gravure et de l’image imprimée (10, rue des Amours, 7100 La Louvière) présente jusqu’au 21 juillet un parcours de la gravure contemporaine en Belgique. La qualité des artistes exposés – de Gabriel Belgeonne à Maurice Pasternak, de Fred Bervoets à Dacos, de Luc Hoenraet à Alain Winance, de Gustave Marchoul à Jean-Pierre Scouflaire, de Emiel Hoorne à Veerle Rooms… – fait de cette présentation un point de référence pour tous ceux qu’intéresse la gravure dans la diversité de ses moyens d’expression.

Henri Matisse et Pierre Bonnard, on le sait, entretinrent une amitié de longues années durant, entre 1925 et 1947, amitié dont témoigne leur correspondance. Les deux artistes s’admiraient et savaient reconnaître les audaces et le métier, en dépit de la diversité de leurs partis pris esthétiques : il y a loin, en effet, de la franchise du premier à la discrétion du second. Le Musée Matisse de Nice entreprend un parallèle avec un choix d’œuvres significatives qui permet de mesurer de visu cette sympathie mutuelle. Les œuvres proviennent pour la plupart de collections privées. Outre des peintures et des dessins, seront aussi présentés des documents photographiques et des autographes. (Musée Matisse, 164 avenue des Arènes, Nice, jusqu’au 27 octobre).

Julian Schnabel expose au château de Chenonceau, jusqu’au 3 novembre, dix-huit toiles de grand format représentatives de son travail depuis le début des années quatre-vingt : des huiles, des collages, de la résine, du velours (Painting for Ian Curtis, 1980) jusqu’aux œuvres les plus récentes, une série violente et tragique, à dominante rouge, réalisée en hommage à son ami Paolo Malfi, récemment disparu. En revanche, pas de peinture sur assiettes, qui, selon l’artiste, aurait rendu le tout "trop lourd à digérer". Prehistory : Glory, Honour, Privilege and Poverty (1981), dont les matériaux, fourrure et bois de cerf, évoquent les trophées de chasse, y trouve naturellement sa place.

La galerie Jacques de Vos, spécialiste du mobilier, des objets d’art et de la décoration des années vingt et trente, organise, du 12 septembre au 12 octobre, la première exposition jamais consacrée aux meubles de Pierre Legrain (1889-1929). Fils d’industriel, décorateur en titre du couturier et mécène Jacques Doucet, Pierre Legrain n’a créé qu’une centaine de meubles, dont treize seront exposés à la galerie, parmi lesquels, un porte-estampes en parchemin, palissandre clair et métal nickelé, pièce unique, vers 1921-1923 ; un valet de nuit en chêne noirci et cérusé, pièce unique, vers 1920-1921 : une table à thé en sycomore, à double plateau, créée pour Jacques Doucet vers 1926-1929, et une table de salle à manger, également en sycomore, à plateau recouvert de lamé argent sous verre, créée pour Maurice Martin du Gard vers 1927.

Mondial de la figurine 96, la première convention internationale de la figurine, se tiendra à l’Espace Eiffel-Branly à Paris du 5 au 7 juillet. Elle réunira 150 exposants, et les organisateurs espèrent jusqu’à 10 000 visiteurs intéressés par l’univers des soldats de plomb et les figurines en tous genres. Une vente aux enchères comprenant quelque 400 lots de figurines anciennes et de fabrication plus récente sera organisée sur place le samedi 6 juillet à 14 heures. Des clubs de reconstitutions militaires en uniforme participeront également à ce "Mondial".

La galerie Jérôme de Noirmont, avenue Matignon à Paris, organise, du 5 au 27 juillet, une exposition intitulée "Paris, 14 juillet", dans laquelle figureront 36 œuvres qui conjuguent la peinture et la photographie. Six peintres – François Boisrond, Didier Cauchy, Robert Combas, Pierre Faucher, Kriki et Yujiro Otsuki –, ont chacun été invités à peindre sur six tirages du photographe Alain Turpault. Chaque œuvre sera vendue 18 000 francs.   

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°27 du 1 juillet 1996, avec le titre suivant : Les Brèves : Michel Blazy, Van Dyck, Rodney Graham...

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