Dimanche 21 octobre 2018

Les Brèves : Le Musée de l’Élysée à Lausanne, Mission du Patrimoine photographique...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 18 avril 1997 - 741 mots

Le Musée de l’Élysée à Lausanne accueille, après Londres et jusqu’au 11 mai, la grande rétrospective consacrée à Erwin Blumenfeld, l’un des photographes les plus inventifs du siècle.

À travers plus de 250 documents, articulés autour des quatre villes où a vécu Blumenfeld – Berlin, Amsterdam, Paris et New York –, elle embrasse tous les genres qu’affectionnait l’artiste : mode, portrait, nu, paysage et architecture, et montre également qu’un photographe excellant dans la commande de mode pouvait être un artiste engagé. Cette exposition est signée par William A. Ewing, nouveau directeur du musée, qui a publié la première véritable monographie consacrée au photographe, Blumenfeld, le culte de la beauté, (éditions de La Martinière, 256 p., 395 F) (Lire JdA n° 29, octobre 1996.

La conquête des pôles : la Mission du Patrimoine photographique (Hôtel de Sully, 62 rue Saint-Antoine, 75004 Paris) expose jusqu’au 8 juin plus de 200 photographies sur ce thème. De 1857 à nos jours, du drame de l’échouage du ballon d’Andrée (les négatifs furent retrouvés auprès des corps gelés de l’équipage et du photographe) aux témoignages sur la vie quotidienne dans les stations, la grande aventure de l’exploration polaire est ainsi retracée, tout en mettant en parallèle l’évolution d’un genre photographique, tour à tour instrument scientifique, témoignage documentaire et œuvre poétique. Un ouvrage, La conquête des pôles, 150 ans de photographie en Arctique et Antarctique, est publié aux éditions du Patrimoine.

Gabriele Basilico présente, à Arles, jusqu’au 11 mai (chapelle Saint-Martin du Méjan et quai Max-Dormoy) une rétrospective de son travail de photographie d’architecture. Milan, Berlin, Barcelone, Beyrouth, Fos-sur-Mer… il dresse le portrait de villes à l’ère post-industrielle, souvent déchirées entre le chaos et le provisoire.

Le Musée Picasso, à Paris
, aborde le troisième volet de son cycle d’expositions consacré à la place de la photographie dans l’œuvre de l’artiste (jusqu’au 15 juillet). Après avoir montré les photographies prises par Picasso, puis ses expériences plastiques sur ce médium, le musée analyse aujourd’hui son travail "d’après photo". Plusieurs confrontations entre peintures et photographies (Portrait d’Olga dans un fauteuil, Profil, Paulo sur un âne, La baigneuse au ballon…) permettent de saisir tout ce que cette discipline a pu apporter au travail du peintre, en particulier à l’époque où celui-ci élaborait son langage cubiste.

La Queen’s Gallery de Buckingham Palace, à Londres, présente jusqu’au 27 avril une quarantaine de miniatures mogholes tirées de l’unique exemplaire du Padshahnama qui nous soit parvenu. Cette "chronique du roi du monde" décrit le règne de l’empereur moghol Shâ Jahân, qui fit élever le Tâj Mahâl à Agra. Propriété de la Royal Collection depuis 1799, ce manuscrit du milieu du XVIIe siècle est conservé au château de Windsor. Pour la première fois, les pages ont été séparées de la reliure afin de les présenter toutes ensemble. Cette exposition itinérante, commencée à New Delhi, se poursuivra à Washington, New York, Los Angeles, Fort Worth et Indianapolis.

Toutes les œuvres de Sandro Botticelli conservées dans les collections bostoniennes, soit une dizaine de pièces, sont exceptionnellement rassemblées dans une petite salle du Isabella Stewart Gardner Museum de Boston jusqu’au 11 mai. Après avoir attendu en moyenne deux heures, les visiteurs peuvent y admirer, entre autres, la Tragédie de Lucrèce (vers 1500), la fameuse Madone de l’Eucharistie (vers 1472), un magnifique tondo représentant une Nativité (vers 1485), et une Madone à l’enfant avec saint Jean-Baptiste, récemment attribuée à l’atelier du peintre.

La XIe bourse d’art monumental d’Ivry-sur-Seine réunit cette année pour son exposition six artistes : Georges Autard, Elisabeth Ballet, Bernard Calet, Tania Mouraud, Catherine Poncin et Stefan Shankland. Créée en 1979 par la Ville, elle propose tous les deux ans à des artistes de concevoir des projets pour l’espace urbain. Au même moment est inaugurée, place Émile-Guénet, une œuvre commandée à Daniel Pontoreau dans le cadre de cette même bourse, Pierre couchée, qui vient rejoindre la trentaine de créations déjà installées dans Ivry.
n Galerie Fernand Léger, 93 rue Georges Gosnat, 94200 Ivry-sur-Seine, tél. 01 49 60 25 06. Jusqu’au 27 avril.

La Fée électricité, la fresque réalisée par Raoul Dufy, est en vedette à l’Espace Electra jusqu’au 13 juillet. Donnée par l’Électricité de France (EDF) au Musée d’art moderne de la Ville de Paris en 1951, elle avait été commandée à Dufy par Robert-Mallet-Stevens, l’architecte du palais de l’Électricité à l’Exposition universelle de Paris en 1937. Cette œuvre gigantesque retraçant l’aventure de l’énergie électrique avait été financée par la Compagnie parisienne de distribution d’électricité, qui fut intégrée, après la Seconde Guerre mondiale, à l’EDF.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°36 du 18 avril 1997, avec le titre suivant : Les Brèves : Le Musée de l’Élysée à Lausanne, Mission du Patrimoine photographique...

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