Les Brèves : Collection Jacques Petithory, Musée-Château d’Annecy...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 14 septembre 2009

La collection Jacques Petithory, léguée en 1992 au Musée Bonnat de Bayonne, sera présentée du 18 décembre au 15 mars au Musée du Luxembourg, 19 rue Vaugirard à Paris. Quelque 170 dessins, une quarantaine de peintures et une dizaine de sculptures, réalisés entre le XVIe et le XIXe siècle, illustrent la passion de l’amateur girondin pour l’art ancien français et italien. Survolant des courants aussi divers que le maniérisme, le classicisme, le baroque ou le rococo, le prestigieux ensemble trouve sa cohérence dans la qualité, comme en témoigne la présence d’œuvres de Primatice, Jules Romain, Carrache, Guerchin, Le Brun, Watteau, Natoire, Boucher, Greuze ou Puget.

Évelyne Axell (1935-1972) est à redécouvrir jusqu’au 14 décembre au Musée d’Ixelles (Belgique). Tuée dans un accident de voiture, elle avait abandonné sa carrière de comédienne pour la peinture et travaillé notamment avec Magritte. Mais elle délaissera bientôt ses pinceaux pour s’intéresser à de nouveaux matériaux et explorer la gamme des résines plastiques, le plexiglas et la polymétracrylate de méthyle, qu’elle utilisera dans sa coloration opaline. Proche des artistes du Pop anglais, elle s’épanouit dans les Sixties, vit intensément Mai 68… En 1969, Daniel Templon l’expose à Paris ; elle décroche aussi le Prix de la Jeune peinture belge. Pour le critique Pierre Restany, “jamais l’art ne s’était autant rapproché de la vie, à travers l’appropriation de la nature moderne, urbaine, industrielle, médiatique”. Cette rétrospective sera reprise en 1999 par le Musée d’art moderne d’Ostende.

Le Musée-Château d’Annecy expose jusqu’au 5 janvier une centaine de photographies d’Alexandre Rodtchenko provenant du fonds Laurentiev à Moscou. Regroupées sous le titre “La femme enjeu”, elles ont pour thème la place de la femme dans la société soviétique : ouvrière, mère, sportive…
 
Mitsukoshi-Étoile célèbre “Les cadeaux au Shôgun, porcelaine précieuse des seigneurs de Nabeshima XVIIe-XVIIIe siècle”, du 16 décembre au 14 février (3 rue de Tilsitt, 75008 Paris). La plupart des pièces n’ont jamais quitté le Japon et sortent parfois des réserves des musées. Fabriquée dans l’île de Kyûshû, la plus au sud, cette porcelaine est restée tout au long de l’époque Edo totalement inconnue des Occidentaux, et même de nombreux Japonais. La manufacture, placée sous l’autorité des seigneurs de Nabeshima, travaillait en secret. Potiers et artisans y fabriquaient une vaisselle de cour dans un style dégagé des influences chinoises, dont les pièces les plus raffinées étaient offertes au Shôgun. Ces porcelaines n’étaient pas exportées, contrairement aux Kakiemon, qui sont donc mieux connues en Occident. Les ateliers ont fermé lors de la révolution Meiji, en 1871. Mais aujourd’hui, à Arita, des descendants des peintres émailleurs ont repris le flambeau, comme Imaizumi Imaemon XIII.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°49 du 5 décembre 1997, avec le titre suivant : Les Brèves : Collection Jacques Petithory, Musée-Château d’Annecy...

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