Dimanche 25 février 2018

Les Brèves : Alfred de Dreux, Auguste Préault, Jubilée de l'an 2000...

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 4 novembre 2009

Alfred de Dreux (ou Dedreux) fut initié à la peinture dès l’âge de treize ans par Théodore Géricault, dont l’influence déterminante l’entraînera à vouer à son tour un véritable culte au cheval. Précisément sous-titrée "Le cheval, passion d’un dandy parisien", l’exposition présentée jusqu’au 22 mars à la Fondation Mona Bismarck à Paris rassemble une centaine d’œuvres d’Alfred de Dreux, avec soixante-dix toiles. Datant de la Restauration au Second Empire, elles dépeignent principalement des courses et des chasses à courre, mais évoquent également les grandes heures de l’histoire de France, les héros d’Alexandre Dumas, Victor Hugo et Walter Scott, ainsi que l’Orientalisme et la vie dans les grandes demeures victoriennes en Angleterre, où de Dreux séjournera régulièrement entre 1844 et 1857. En complément, une douzaine de tableaux exécutés par différents artistes de son entourage sont exposés : Carle Vernet, Gros, Meissonier…

Une rétrospective Auguste Préault (1809-1879) sera présentée au Musée d’Orsay du 20 février au 18 mai. Surnommé par ses détracteurs "le Phidias de l’époque épileptique", et par ses laudateurs "le Delacroix de la sculpture", ses œuvres se répartiront en quatre groupes : les sujets d’inspiration littéraire, les portraits et médaillons, la sculpture funéraire et les commandes publiques. Très introduit dans les cercles romantiques, on lui attribua longtemps le fameux "À la guillotine, les genoux !" lancé le soir de la première d’Hernani. Malheureusement, à tort.

Mantoue prépare le Jubilée. La Ville de Mantoue s’est donnée trois ans pour rassembler entre cent vingt et cent trente œuvres de l’ancienne collection de la famille Gonzague, dispersée au XVIIe siècle, afin de les exposer à l’occasion du Jubilée de l’an 2000. Aujourd’hui disséminé à travers le monde, cet ensemble remarquable se composait d’environ sept cent cinquante tableaux, parmi lesquels des chefs-d’œuvre de Mantegna, Titien, Le Corrège, Costa … auxquels s’ajoutaient des centaines de sculptures, bronzes, médailles, antiquités, bijoux, etc. Symbole de l’exposition, les organisateurs souhaitent reconstituer la gigantesque toile de Rubens représentant tous les membres de la famille Gonzague en adoration devant la Sainte Trinité : découpée en morceaux, ceux-ci sont aujourd’hui dispersés entre diverses collections publiques et privées du monde entier.

La Villa Médicis à Rome présente une centaine d’œuvres de Luigi Valadier (1726-1785), l’un des orfèvres et joailliers majeurs du XVIIIe siècle auquel le Louvre a consacré une exposition en 1994. Camées, argenterie, bronzes, surtouts de table, calices, créés pour les plus grandes familles royales et princières d’Europe, sont exposés jusqu’au 8 septembre.

La sculpture toulousaine du Grand siècle s’expose au Musée des Augustins de Toulouse. Quatre-vingts sculptures provenant des principaux édifices civils et religieux de la Ville rose et de sa région y évoquent l’Âge d’or des artistes toulousains au XVIIe siècle. Foyer de la Contre-Réforme dans une province acquise au protestantisme, Toulouse a multiplié à l’époque les chantiers décoratifs, à l’instigation des édiles et des congrégations. Sculptures, retables, bas-reliefs en bois et en marbre polychromes, exécutés notamment par Marc Aucis, Ambroise Frédeau et Gervais Drouet, sont présentés dans le cadre de l’église du couvent des Augustins jusqu’au 31 mars.

"Dialogues", tel est le titre de l’exposition proposée jusqu’au 11 mai par le Musée cantonal des beaux-arts de Sion. Les œuvres de vingt-cinq artistes représentatifs de la scène suisse des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix ont été sélectionnées dans la collection du musée de Sion et dans celle de la Stiftung Kunst Heute, qui constituera à terme le noyau du Musée d’art contemporain de Berne. Pour l’occasion a été réinstallée l’œuvre de Felice Varini conçue en 1985 pour l’église des Jésuites de la ville.

Axel Hütte et Roni Horn exposent conjointement jusqu’au 31 mars au Fotomuseum de Winterthur. L’artiste allemand présente ses photographies de paysages, de campagnes et de villes, prises à Londres, Berlin, Hambourg ou dans les Alpes suisses et françaises. L’Américaine Roni Horn propose, quant à elle, une série de cent portraits de Margrét, une jeune Islandaise, photographiée systématiquement dans l’eau.

Jenny Holzer montre jusqu’au 27 avril au Kunstmuseum du canton de Thurgovie, à Warth, son installation "Lustmord" (Envie de tuer). À partir d’une série de textes, dont certains sont diffusés par des bandeaux lumineux, l’artiste aborde les aspects psychologiques et physiques de la douleur, de la colère et du chagrin, le tout lié à la violence sexuelle.

"Chambres d’échos" réunit jusqu’au 9 mars au centre d’art contemporain de la Ferme du Buisson, à Marne-la-Vallée, cinq artistes français "qui jouent sur la réverbération" : Jean-Sylvain Bieth, Véronique Joumard, Didier Marcel, Philippe Ramette et Nathalie Talec.

Bruno Serralongue présente ses photographies à l’Espace culturel François-Mitterrand de Beauvais, jusqu’au 28 février. L’artiste adopte volontairement le style des photo­reportages et privilégie la banalité.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°33 du 1 février 1997, avec le titre suivant : Les Brèves : Alfred de Dreux, Auguste Préault, Jubilée de l'an 2000...

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