Dimanche 25 février 2018

Les Brèves

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 29 décembre 2009

Tissus précieux à la Fondation Ratti - À Côme, la Fondation Ratti présente, jusqu’au 30 juillet, soixante-dix fragments de tissus coptes provenant des grands centres de production de l’Égypte antique. Conçue par Luigi Caccia Dominioni, qui a réorganisé toute la présentation de la section des Tissus de la fondation, l’exposition couvre une période allant du IIIe siècle de notre ère au XIIe siècle, et rassemble des fragments de tissus funéraires, de coussins, de couvertures, de vêtements, de tapis. Elle  fournit quantité d’informations sur les vêtements et le mobilier utilisés en Égypte, depuis l’Empire romain jusqu’au premières dynasties islamiques. La collection d’Antonio Ratti, commencée en 1960, n’a jamais cessé de s’enrichir et compte aujourd’hui 2 870 modèles de tissu uniques ainsi que 1 551 carnets d’échantillon. Elle est célèbre pour ses  velours italiens et espagnols des XVe et XVIe siècles, et ses châles en cachemire indien français et anglais du XVIIe et du début du XIXe siècle.

L’assiette à l’huile selon Hubert Robert - Emprisonné en 1793 en raison de ses liens avec la famille royale, Hubert Robert (1733-1808) ne cesse pas pour autant de peindre. Il réalise en prison cinquante-trois tableaux. La toile venant à manquer, il peint les assiettes dans lesquelles on lui apporte son dîner. Ces assiettes se vendaient alors fort bien, notamment aux Anglais. Il n’en reste plus aujourd’hui qu’une douzaine. Grâce à une subvention exceptionnelle de la mairie, le Musée de Valence a fait l’acquisition de deux d’entre elles. Représentant un paysage, Bord de rivière (1793) joue habilement de la forme ronde de l’assiette, ses arbres gentiment courbés pour enserrer le cours d’eau. Le musée présente par ailleurs un remarquable ensemble de 97 dessins d’Hubert Robert, quelques peintures et du mobilier XVIIIe aux marqueteries inspirées de ses dessins de ruines.
Musée de Valence, ouvert tous les jours de 14h à 18h. Tél : 75 79 20 80

"Beyrouth : à la découverte du passé" rassemble au British Museum à Londres, jusqu’au 18 août, le résultat des fouilles de sauvetage entreprises depuis juin 1994 dans la capitale libanaise en pleine reconstruction : plusieurs figurines phéniciennes en terre cuite, des boucles d’oreilles hellénistiques, un masque funéraire romain en or et une statue en marbre de Vénus de la même époque ont ainsi été découverts récemment. Le programme des fouilles de Beyrouth, qui réunit des archéologues venus du monde entier, est placé sous les auspices du ministère de la Culture et de l’Enseignement supérieur et de la Direction générale des antiquités libanaises, avec l’assistance technique de l’Unesco.

Christian Robert-Tissot vient de recevoir le Prix culturel La Placette 1995. Ce prix comprend une exposition au Musée d’art et d’histoire de Genève en 1997, l’édition d’un catalogue et la somme de 15 000 FS (60 000 F). Jusqu’au 19 mai, cet artiste genevois expose au Mamco quatre tableaux et deux installations, à l’entrée et sur le toit du musée. Parfois utilisés comme des objets ou des sculptures, ses tableaux reproduisent uniquement des mots communément employés, autour desquels il développe des glissements de sens et de perception.

Sept œuvres récentes de Bernard Pagès, précédemment montrées aux musées de Cahors et de Nice, sont exposées au Musée de Brou à l’occasion du dépôt pour six ans de Colonne (1985). Ces travaux sont présentés, jusqu’au 12 mai, dans l’ancien monastère réservé aux expositions temporaires, ainsi que dans les salles capitulaires, le grand cloître et le dortoir des moines. D’esprit baroque, mais réalisées à l’aide de matériaux pauvres, les sculptures de Pagès ébauchent à Brou un dialogue surprenant avec l’architecture gothique du lieu.

L’artiste américain Joseph Grigely présente une série d’œuvres nées au hasard de discussions à bâtons rompus au Fonds régional d’art contemporain limousin à Limoges, jusqu’au 25 mai. Devenu accidentellement sourd alors qu’il était âgé de dix ans, son travail s’inspire des différents médiums qu’il utilise pour communiquer. Outre l’accrochage esthétique de quelques papiers griffonnés, sont exposés des installations qui sombrent parfois dans la nostalgie et, pour la première fois, des "portraits" photographiques, figeant la main de quelques-uns de ses interlocuteurs.

Deux œuvres de Tatsuo Miyajima sont présentées en lieu et place de celles de Nan Goldin et de Douglas Gordon au sein de l’exposition "By night" à la Fondation Cartier pour l’art contemporain à Paris (jusqu’au 19 mai). Running Time (U-Car), réalisée en 1993, est composée d’une cinquantaine de voitures miniatures surmontées d’un compteur électronique, qui évoluent aléatoirement dans un espace délimité. Time Go Around, produite par la Fondation Cartier pour cette première exposition personnelle, rassemble une vingtaine de compteurs lumineux et animés, disposés sur un mur de six mètres de haut et de dix mètres de long.

Les peintres de "L’École de Rouen" s’exposent au Musée des beaux-arts de leur ville jusqu’au 1er juillet. Cette appellation recouvre un groupe d’artistes spécialisés dans la peinture de plein air, nés entre 1849 et 1890 dans la région de Rouen : Albert Lebourg, Léon-Jules Lemaître, Charles Frechon, Joseph Delattre, Pierre Dumont, Robert-Antoine Pinchon, et leur chef de file, Charles Angrand, dont plusieurs œuvres pointillistes prêtées par le Musée du Petit Palais à Genève sont présentées. L’exposition commence avec une section baptisée "Amitiés et modèles", qui rassemble des œuvres de Gustave Caillebotte, Claude Monet, Camille Pissarro, Georges Seurat, Paul Signac, Vincent Van Gogh… et s’achève sur des œuvres de Marcel Duchamp.

L’univers coloré de l’Éthiopie - Sous la houlette de Xavier Van der Stappen, président de Cultures et Communications, le Musée de l’Afrique centrale à Tervuren (Belgique) présente, jusqu’au 21 septembre, la diversité des cultures de l’Éthiopie. Le parcours se révèle didactique et vivant, multipliant les informations au fil des nombreux objets exposés – objets quotidiens ou de culte, habitat, bijoux, mobilier et peintures – et plongeant le visiteur dans l’univers coloré du pays. L’artisanat et les traditions locales sont mises en évidence. Le propos n’est pas ici de rechercher le frisson esthétique, mais de rendre présente une culture fragilisée par l’actualité.

Le Musée d’art moderne et contemporain de Genève (Mamco) expose, jusqu’au 20 octobre, une vingtaine de travaux récents de Dennis Oppenheim. L’artiste américain présente des installations réalisées à l’aide de tuyaux, de lumière ou de bassins d’eau. Celles-ci côtoient des formes animales et reconstituent de manière mécanique les éléments de la vie. Un développement thématique qui remonte aux années soixante-dix, quand il mettait déjà en scène des "marionnettes". On découvre aussi ses toutes dernières recherches incluant, sous forme de maquettes, des éléments d’architecture qu’il détourne, jouant sur l’échelle et les renversements. Une nouvelle préoccupation dont on peut voir des aspects plus conséquents à la galerie Anton Meier, à Genève.

Une œuvre de Stephan Balkenhol vient de rejoindre le Parc de sculpture de Pourtalès à Strasbourg, déjà riche de pièces d’Ernest Pignon-Ernest, Claudio Parmiggiani, Barry Flanagan et Jean-Marie Krauth. Commandée par le Conseil général du Bas-Rhin et mise en œuvre par le Centre européen d’actions artistiques contemporaines (CEAAC), la sculpture de l’artiste allemand, À travers l’arbre, présente quatre figures contemporaines qui prennent forme, dans un traitement proche du bas-relief, sur les surfaces internes d’un tronc de bubinga, un arbre exotique. Stephan Balkenhol exposera ses travaux récents à L’abreuvoir, toujours à Strasbourg, du 14 juin au 28 septembre.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°25 du 1 mai 1996, avec le titre suivant : Les Brèves

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