Mercredi 12 décembre 2018

Les artistes et les galeries

L'actualité de l'art contemporain

Le Journal des Arts

Le 1 mars 1997 - 2910 mots

PARIS : SCIENCES ET VIES

- Les vidéos de Joël Barto­loméo, 40 ans, saisissent des instants de la vie quotidienne et captent des bribes des petits drames de tous les jours. Les personnages traversent simplement l’écran, avec beaucoup de pudeur, et le regard de l’artiste fait toujours la part entre témoignage et voyeurisme. Pour sa première exposition personnelle à Paris, Bartoloméo présente également un étonnant week-end à la campagne, estival, champêtre et fleuri.
Galerie Alain Gutharc, 47 rue de Lappe, 75011 Paris, tél. 01 47 00 32 10, jusqu’au 8 mars.

- Denise René a montré pour la première fois, en 1955, les œuvres du Vénézuélien Soto dans l’exposition de groupe “Mouvement”, qui marque d’ailleurs le début de l’art cinétique. Alors que la Galerie du Jeu de Paume lui consacre une rétrospective, l’artiste présente dans les deux espaces de la galerie Denise René plus de trente œuvres, dont un grand nombre réalisées ces trois dernières années.
Galerie Denise René, 22 rue Charlot, 75003 Paris, tél. 01 48 87 73 94, et 196 boulevard Saint-Germain, 75007 Paris, tél. 01 12 22 77 57, jusqu’au 16 mars.

- Panamarenko n’avait pas exposé en galerie à Paris depuis plusieurs années. La galerie Krief présente un ensemble de pièces de l’artiste belge qui témoignent de ses recherches depuis 1987. À la fois objets scientifiques et utopiques, ces drôles de machines, K2 Jungle Machine, Hélicoptère portatif, nous mènent dans un monde imaginaire. Secret Bicycle Pusher (1996) dévoile ainsi un étrange mécanisme destiné à appuyer sur les cuisses pour aider les cyclistes à avancer.
Galerie Krief, 50 rue Mazarine, 75006 Paris, tél. 01 43 29 32 37, jusqu’au 18 mars.

- Le Suisse Thomas Hirschhorn a complètement annexé la galerie Chantal Crousel. Son installation tentaculaire occupe en effet la majeure partie de l’espace de ses ramifications de papier d’aluminium, de ses tables ou posters rassemblant une iconographie classée thématiquement et issue des magazines. Matériellement dérisoire, mais physiquement inquiétante, cette pièce s’étend insidieusement et prend possession des choses à la manière d’un virus.
Galerie Chantal Crousel, 40 rue Quincampoix, 75004 Paris, tél 01 42 77 38 87, jusqu’au 8 mars.

- La Galerie de France expose un ensemble d’œuvres de Brancusi, Julio Gonzalez et Medardo Rosso, en hommage à Carmen Martinez, l’exécuteur testamentaire de Julio Gonzalez récemment décédée. L’exposition réunit des pièces de premier ordre, à l’image de la première photographie de Brancusi avec Man Ray et Kiki de Mont­parnasse, ou d’une peinture de femmes effrayées accompagnée de dessins de Gonzalez réalisés dans les années 1939-1941.
Galerie de France, 54 rue de Verrerie, 75004 Paris, tél. 01 42 74 38 00, jusqu’au 15 mars.

- Les pièces d’Isabelle Jousset semblent de prime abord faire référence à l’enfance avec ses nounours, animaux gonflables ou habits de poupées. Pourtant, ces "jouets" ne sont pas si innocents. Petits personnages difformes et sexués, ils sont révélateurs d’une violence enfantine trop souvent occultée.
Galerie Emmanuel Perrotin, 26 rue Beaubourg, 75003 Paris, tél. 01 40 27 85 57, jusqu’au 15 mars.

- Mathieu Mercier et Boris Achour exposent conjointement à la galerie Chez Valentin. Le premier développe une réflexion sur les formes du quotidien, notamment celles de la cuisine. Le second s’attache à des éléments communs qu’il unit, jouant délibérément sur la quantité dans des interventions qui privilégient le contexte urbain et/ou social.
Galerie Chez Valentin, 77 avenue Ledru-Rollin, 75012 Paris, tél. 01 43 44 15 38, 8 mars-12 avril.

- Influencé à ses débuts par l’art minimal, Sean Scully, artiste d’origine irlandaise mais qui vit aujourd’hui à New York, garde un vocabulaire de formes simples – carrés, rectangles, bandes horizontales –, en y intégrant une vibration et un sens certain de la matière.
Galerie Lelong, 13 rue de Téhéran, 75008 Paris, tél. 01 45 63 13 19, 20 mars-16 mai.

- Joseph Grigely est sourd depuis l’enfance, à la suite d’un accident, mais il n’a pas perdu l’usage de la parole. Aussi, même s’il répond verbalement, communiquer avec lui nécessite la rédaction systématique, sur des petits papiers, de questions et/ou de réflexions. Ce sont ces traces de discours passés que l’artiste expose chez Air de Paris, ainsi que des "portraits" : mains saisies sur le vif dans la traduction par écrit de la pensée.
Air de Paris, 5 bis rue des Haudriettes, 75003 Paris, tél. 01 48 87 45 27, jusqu’au 29 mars.

BRUXELLES : RITUELS

- Pascal Courcelles expose ses tableaux lourds d’une matière irisée. L’artiste y développe, à l’instar d’un Leroy, un travail de la masse et donne à la couleur une densité exaltée. La pâte ne conduit toutefois pas à l’informe. Au contraire, Courcelles lui impose la patience. Chaque passage de matière dépose ses alluvions.
Galerie Velghe & Noirhomme, 17 rue de la Régence, 1000 Bruxelles, jusqu’au 9 mars.

- Chez Pierre Hallet, Robin Vokaer présente sa production récente. Ce jeune sculpteur de qualité crée des pièces d’une monumentalité sans réthorique ni lourdeur. Matière et formes sont pour Vokaer deux faces d’un même principe : la texture du bois renvoie immanquablement à sa surface meurtrie, et la mise en forme passe par le respect du matériau. La forte présence du bois confère aux figures abstraites et dépouillées une vérité existentielle.
Galerie Pierre Hallet, 57 rue Ernest Allard, 1000 Bruxelles, du 3 mars au 3 avril.

- Etienne Tilman accueillera une installation de Jeanine Cohen. L’œuvre consiste en un vaste ensemble pictural réalisé directement sur les murs de la galerie où l’artiste livre une lecture historique de l’abstraction construite. Au-delà de l’art concret de l’entre-deux-guerres, elle s’attache à la conscience hard-edge qui, depuis le milieu des années cinquante, fait de l’abstraction le lieu d’affirmation d’une peinture littérale. Proche de Kelly ou Pincemin, Jeanine Cohen s’emploie à démontrer la profondeur et la gravité morale d’une position qui élève l’homme à sa plus haute conscience. Achevée le 21 mars, l’installation sera lentement réalisée durant tout le mois. Ce work in progress est ouvert à tous comme une invitation à voir… et à dialoguer.
Galerie Etienne Tilman, 87 rue de l’Abbaye, 1050 Bruxelles, à partir du 21 mars.

- Té van Bergen expose chez Willy d’Huysser une sélection d’œuvres récentes. On y retrouvera les grandes composition symboliques qui ont fait de Van Bergen un des artistes belges les plus remarqués. Le peintre reste attaché à une facture libre qui allie dépouillement et gestualité mesurée. Dans de grands champs colorés, le peintre isole des signes emblématiques d’un imaginaire contemporain.
Galerie d’Huysser, 35 place du Grand Sablon, 1000 Bruxelles, jusqu’au 9 mars.

- L’événement du mois est incontestablement l’exposition des œuvres végétales de Bob Ver­schueren que propose l’Atelier 340 tout en publiant un catalogue raisonné de son travail. Verschueren a réussi à trouver sa place sur la scène du Vegetal Art aux côtés de Nils Udo ou d’Andy Goldsworthy. Résistant à la tentation du décoratif à laquelle se résume parfois l’emploi maniériste de grands cibachromes, il a conservé à la photographie sa valeur d’indice née, au début des années soixante, du reportage conceptuel. Le recours aux éléments végétaux n’apparaît pas comme la fuite postindustrielle de nouveaux promeneurs solitaires, mais comme un acte poétique tourné vers la ville et ses rituels. L’artiste met en forme un massif de lierre ou deux cents kilos d’épluchures d’oranges. Il dispose feuilles, brindilles et pigments, ou nettoie les racines d’un chêne pour en souligner la perfection calligraphique. Chez Verschueren, la forme prime.
Atelier 340, 49 Drève des Rivieren, 1080 Bruxelles, jusqu’au 20 avril.

SUISSE : L'ENCRE DE CHINE

- Zao Wou-ki, après New York, expose à Genève à la galerie Jan Krugier, Ditesheim & Cie, une série d’encres de Chine de 1982 à 1996. Cet ensemble constitue un hommage à Pierre Matisse, son ami et marchand new-yorkais qui, en 1980, montra le premier ses encres de Chine dans la métropole américaine.
Galerie Jan Krugier, Ditesheim & Cie, 29-31 Grand-Rue, 1204 Genève, tél. (22) 310 57 19, 22 mars-10 mai.

- Urs Frei présente à Zurich ses étonnantes sculptures associant objets récupérés, sacs en plastique, cartons et morceaux de bois. Ces assemblages sont ensuite peints, telle cette série de panneaux qui semblent provenir directement de manifestations de rues. Dans le cadre de la prochaine Biennale de Venise, l’artiste exposera dans l’église San Stae.
Galerie Walcheturm, Walchestrasse 6, 8006 Zurich, tél. (1) 252 10 96, 13 mars-3 mai.

- Terry Fox montre à Berne cinq de ses boîtes en bois contenant dessins, petites installations, tuyau de cuivre et sel, ou balance en fer dont les plateaux sont suspendus à du fil à coudre. Une autre pièce joue sur une sonorité et un rythme monotone, ceux d’un goutte à goutte qui rappelle le contexte hospitalier.
Galerie Francesca Pia, Münstergasse 6, 3011 Berne, tél. (31) 311 73 02, jusqu’au 30 mars

- La galerie Mark Müller expose les travaux de la Française Cécile Bart et du Suisse Christoph Haerle. Avec Classique, la première, qui reste fidèle à la peinture, présente une installation de quatre écrans recouverts de bandes de couleurs. Le second, sculpteur marqué par l’Art Concret suisse, réalise une installation de tuyaux en béton.
Galerie Mark Müller, Gessnerallee 36, 8001 Zurich, tél. (1) 211 81 55, jusqu’au 15 avril.

- L’exposition que la galerie Nathan consacre au peintre français Charles Lapicque (1898-1988) se concentre essentiellement sur les paysages réalisés par l’artiste à l’étranger, et tout particulièrement autour de la mer Méditerranée. Ces peintures sont donc toutes postérieures aux années cinquante, période durant laquelle il voyagea beaucoup après avoir été nommé “Peintre de la Marine”.
Galerie Nathan, Arosastrasse 7, 8008 Zurich, tél. (1) 422 45 50, jusqu’au 31 mai.

- C’est sur le thème de la mélancolie et du désir que sont réunis à Zurich Stefan Altenburger, Nan Goldin, Felix Stephan Huber, Bruno Jakob, Claudia & Julia Müller, Paul Winstanley et Fabrice Hybert, ce dernier exposant l’une des ses drôles de balançoire.
Galerie Peter Kilchmann, Limmat­strasse 270, 8005 Zurich, tél. (1) 440 39 31, jusqu’au 15 mars.

- L’Espace Saint-François, à Lausanne, a donné carte blanche à Pierre Raetz, qui a invité des artistes aussi divers qu’Andy Warhol, Guido Nussbaum, Rebecca Horn ou Inez Van Lamsveerde. Pour le commissaire de l’exposition, cette juxtaposition de pièces provoque “un décloisonnement radical” et invite sans aucun doute à "d’aventureuses polysémies".
Espace Saint-François, place Saint-François, 1003 Lausanne, tél. (21) 320 41 68, jusqu’au 29 mars.

- Jamileh Weber, à Zurich, présente jusqu’au mois de mai les œuvres d’un certain nombre d’artistes de la galerie, tels que Baselitz, Bill, Chamberlain, Judd, Rauschen­berg, Scully, Stella ou Warhol. À cette occasion, Richard Serra expose ses dernières gravures. Cette série de dix, débutée en 1993, se trouve confrontée ici à une sculpture en citronnier de Baselitz.
Galerie Jamileh Weber, Waldmann­strasse 6, 8001 Zurich, tél (1) 252 10 66, jusqu’au 15 mars. Puis du 18 mars au 7 mai.

NEW YORK : LAÖCOON DE DEACON

- Jean-Marc Bustamante expose huit sculptures réalisées à partir de supports aussi différents que le métal, le verre, le bois ou la photographie, dont certaines ont été montrées l’été dernier à la Galerie nationale du Jeu de Paume. Cette exposition est la première d’importance à New York pour l’artiste, qui sera l’un des (rares) français à participer à la prochaine Documenta.
Matthew Marks Gallery, 522 West 22nd Street, tél. (212) 243 0200, jusqu’au 19 avril.

- Jusqu’à son suicide, en janvier 1995, et à la couverture médiatique dont il a fait l’objet, peu de monde connaissait l’œuvre de Ray Johnson. Utilisant notamment la technique du collage, il a anticipé et influencé les artistes du Pop Art. L’exposition new-yorkaise présente un ensemble de travaux inédits de cet artiste proche de John Cage, Merce Cunningham et Richard Lippold. Il y aborde notamment les stars de cinéma, tels que James Dean et Marilyn Monroe.
Richard L. Feigen & Co, 49 East 68th Street, tél. (212) 628 0700, jusqu’au 15 mars.

- La galerie Matthew Marks expose une série de cinq peintures réalisées par Willem de Kooning entre mai 1983 et juin 1984 dans son atelier de East Hampton. Ces œuvres n’ont jamais été montrées et sont caractérisées par des contours aérés et lyriques, rouge et bleu sur fond blanc, parsemé de touches de jaune, de vert et de violet.
Matthew Marks Gallery, 523 West 24th Street, tél. (212) 243 0200, jusqu’au 29 mars.

- De nouvelles sculptures de l’artiste britannique Richard Deacon sont présentées à New York cet hiver. L’une d’entre elles, Laöcoon, réalisée en bois, sera ensuite exposée cet été au Musée départemental d’art contemporain de Rochechouart.
Marian Goodman Gallery, 24 West 57th Street, tél. (212) 977 7160, jusqu’au 29 mars.

ITALIE : PORTRAITS CROISES

- Une fois encore, les expositions de photographie sont les plus intéressantes du mois en Italie. À la galerie Peola, l’Allemand Alexander Timtischenko affirme sa "dissidence" par rapport au langage néo-objectif de l’École des Becher. Ses images sont consacrées, comme le souligne l’artiste, "aux lieux et aux sujets photographiés des millions de fois par les touristes". Mais l’utilisation particulière de la couleur, toujours de façon irréelle, et quelques mises au point désuètes confèrent à ces photographies un aspect néo-pictural.
Galleria Peola, via della Roca 29, Turin, 4 mars-13 avril.

- L’Américaine Sandy Skoglund réalise des photographies d’installations qu’elle élabore dans son studio new-yorkais. Le fil conducteur de son exposition à la galerie Photo & Co. est le solipsisme qui caractérise notre vie quotidienne.
Galleria Photo & Co., via dei Mille 36, Turin, 4 mars-20 avril.

- Nan Goldin présente durant tout le mois sa première exposition personnelle en Italie. À cette occasion, l’artiste américaine, qui a exposé l’année dernière au Whitney Museum de New York, montre quarante œuvres inédites prises à Naples à dix ans d’intervalle, en 1986 et en 1996. Deux thèmes sont omniprésents : le portrait, et un aspect inédit dans son travail, l’attention portée au paysage.
Theoritical Events, piazza del Gesù, Naples, 1er-31 mars

- Si la photographie d’aujourd’hui s’intéresse au corps et à la corporalité, ce thème a attiré de nombreux maîtres de la sculpture au cours de l’histoire. La galerie Contini présente un aperçu des XIXe et XXe siècles, de l’Enfant juif de Medardo Rosso, une cire de 1882, aux œuvres de Nolde, Music et Arturo Martini.
Galleria Contini, San Marco 2765, Venise, jusqu’au 15 mai.

LONDRES : ANIMALERIES

6 Pour sa première exposition personnelle à Londres, David Shrigley présente une série de nouveaux travaux témoignant à la fois d’espoirs et de tragédies, et d’un redoutable sens de l’humour. Ses photographies de petit format servent de fond à des petits drames graphiques. L’artiste y intègre une galerie de personnages bizarres, tels qu’hommes-ballons transparents ou ossements poilus.
The Photographer’s Gallery, 5 Great Newport Street, Londres, (171) 831 1772, jusqu’au 8 mars.

- L’exposition de la New-Yorkaise Kiki Smith à Londres illustre son nouvel intérêt pour le monde animal, l’histoire naturelle, la géologie et l’environnement. La figure humaine est aujourd’hui bannie de ses travaux, une paire de bras amputés restant la seule trace de ses recherches sur le corps. Elle met ici en scène les constellations, toutes les traces de son exploration personnelle de la nature et sa place au sein du cosmos.
Anthony d’Offay Gallery, Dering Street, Londres, tél. (171) 499 4100, jusqu’au 12 avril.

- L’artiste anversois Jan Fabre est fasciné par les transformations des insectes. Son exposition londonienne présente une installation comprenant un cabinet de ces invertébrés à six pattes dont les corps ont été étrangement altérés. Ces œuvres mettent en évidence l’aptitude de l’artiste à saisir le magique dans la vie de tous les jours.
Entwistle, 6 Cork Street, Londres, tél. (171) 734 6440, 21 mars-3 mai.

- Jaki Irvine, qui vient d’être choisie pour représenter la République d’Irlande à la prochaine Biennale de Venise, montre à Londres un nouveau projet vidéo intitulé Another Difficult Sunset.
Frith Street Gallery, 60 Frith Street, Londres, tél. (171) 494 1550, 7 mars-19 avril.

BERLIN : RESISTANCE CIVILE

- La galerie Franck Schulte expose les travaux de Katharina Sie­verding, qui représentera l’Alle­magne à la prochaine Biennale de Venise. Sa série Stauffenberg-Block I-XVI tire son nom du martyr chef de la résistance contre le nazisme. Elle comprend seize autoportraits au Photomaton agrandis de 1969, qui posent la question de l’identité sociale et de la résistance civile.
Galerie Franck Schulte, Mommsen­straße 56, tél. (30) 324 00 44, jusqu’au 29 mars.

- "Grenzgänge" présente une série de travaux qui abolissent les frontières entre les arts. Carlfriedrich Claus et Klaus Sobolewski réalisent des tableaux intégrant des mots tandis que Klaus Hähner-Springmühl et Wolfgang Hartzsch associent photographies et performances.
Galerie Gunar Barthel, Fasanenstraße 15, tél. (30) 88 68 33 06, 21 mars-4 avril.

- La galerie Springer accueille l’installation de l’artiste Vladimir Skoda, né à Prague, qui depuis dix ans concentre son travail sur la sphère. Ses boules de métal argenté, subtilement gravées de cuivre, sont posées au sol ou suspendues au plafond, se balançant comme des pendules.
Galerie Springer, Fasanenstraße 13, tél. (30) 312 70 63, jusqu’au 31 mars.

- La galerie Wohnmaschine mon­tre les délicats bois sculptés du Japonais Yoshihiro Sudo, qui s’est fait remarquer à Tokyo en louant une place de parking dans une rue de la ville et en organisant une exposition personnelle dans le container qu’il y avait installé.
Galerie Wohnmaschine, Tucholsky­straße 34/36, tél. (30) 30 87 20 15, jusqu’au 31 mars.

- Les couleurs, chez Karl Bohr­mann, jouent un rôle central dans ses dessins au crayon. Une simple ligne peut évoquer la silhouette d’un personnage, comme dans la remarquable série Die Rote Frau. Galerie Pels-Leusden, Villa Grisenbach, Fasanenstraße 25, tél. (30) 885 91 50, jusqu’au 5 avril.

- La galerie Arndt & Partner continue son programme annuel autour du projet "Storytellers", avec des travaux de l’artiste Susan Turcot, née à Montréal.
Galerie Arndt & Partner, Rosenthaler­straße 40-41, Hof 3, tél. (30) 283 58 73, jusqu’au 15 mars.
Mary Rozell Hopkins 

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°34 du 1 mars 1997, avec le titre suivant : Les artistes et les galeries

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