Dimanche 21 octobre 2018

Le Vatican et les fastes de l'âge baroque

L'ŒIL

Le 1 février 2006 - 382 mots

Cinq ans après « La Haute Renaissance au Vatican », une exposition qui attira plus de 250 000 visiteurs, Bonn crée de nouveau l’événement avec un second volet consacré cette fois-ci à l’âge baroque. Près de 350 objets de la fin du xvie et du xviie siècle, peintures, sculptures, objets, tapisseries, manuscrits, gravures et dessins d’architecture rendent compte de l’exceptionnel foisonnement des arts dans la ville papale entre 1550 et 1630. Cet ambitieux projet, réalisé en collaboration avec les musées du Vatican, la Biblioteca Apostolica Vaticana et la Fabbrica di San Pietro, bénéficie également d’importants prêts de collections européennes. L’art de cette période, commandé par les papes, les cardinaux et les congrégations missionnaires, mêle habilement architecture, peinture, sculpture dans l’objectif d’asseoir la puissance de l’Église, d’étonner et de susciter l’admiration par l’émotion.
En plus de présenter des pièces exceptionnelles, « Le baroque au Vatican » parvient à offrir une vision très complète de la création artistique de cette période, en prenant pour fil rouge la construction et la décoration de la basilique Saint-Pierre, qui s’étendent sur près d’un siècle. Emblème de la puissance de la Rome papale à la fin du xvie et au xviie siècle et symbole de l’ambition de l’église à la Contre-
Réforme, l’édifice est ici représenté par une pièce spectaculaire, la Maquette en bois de la coupole de la basilique Saint-Pierre – cinq mètres de haut –, construite par Giacomo Della Porta selon un dessin de Michel-Ange.
Le décor de Saint-Pierre de Rome a permis aux plus éminents représentants de l’art italien – mais pas seulement, il y a des « Romains d’adoption » – de s’exprimer. L’exposition dévoile donc quelques-unes des plus belles créations de Michel-Ange, du Bernin – le baldaquin, la cathèdre, les tombeaux des papes sont évoqués par des dessins, des maquettes, des sculptures –, de Borromini, du Guerchin, de Reni, de Pietro da Cortona – le Portrait d’Urbain VIII – ou de Rubens…
Nombre de pièces sont présentées pour la première fois hors de leur lieu de conservation, et le public pourra notamment découvrir les retables de l’autel, aujourd’hui remplacés dans l’église par des copies, Le Martyre de saint Érasme de Poussin, un ensemble de peintures de Sacchi ou une émouvante Vierge à l’Enfant de Carlo Maratta.

« Le baroque au Vatican », Kunst und Ausstellungshalle der Bundesrepublik Deutschland, Friedrich Ebert Allee 4, Bonn, tél. 49 0228 91 71 200, jusqu’au 19 mars.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°577 du 1 février 2006, avec le titre suivant : Le Vatican et les fastes de l'âge baroque

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