Vendredi 22 novembre 2019

Le monde selon Reynolds

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 8 juillet 2005 - 157 mots

LONDRES - Quel était le plus grand talent de Joshua Reynolds (1723-1792) ? La peinture ou les mondanités ? Pour les Britanniques, le prestige du premier président de la Royal Academy of Arts de Londres force l’admiration et le respect. Observateur lucide des manœuvres sociales, Reynolds savait cultiver les relations, en pratiquant l’échange de bons procédés : dès qu’une personne attirait l’œil de la société londonienne, le peintre se proposait de faire son portrait, et les retombées publicitaires étaient partagées. Selon Martin Postle, commissaire de la rétrospective de l’artiste à la Tate Britain, à Londres, Reynolds savait créer la célébrité, et en particulier la sienne. Ses mises en scène frôlent
la propagande avec les militaires de carrière, et s’inspirent de l’Antiquité ou de la mythologie pour mettre en valeur les English Roses, ces belles aristocrates à la peau pâle, aux joues écarlates et aux yeux noirs.

« Joshua Reynolds : the Creation of Celebrity », Tate Britain, Millbank, Londres, tél. 44 207 887 8008. Jusqu’au 18 septembre.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°219 du 8 juillet 2005, avec le titre suivant : Le monde selon Reynolds

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