Vendredi 28 février 2020

Tour %26 Taxis, Bruxelles (Belgique)

La Brafa où l’antique rime avec sympathique

Du 21 au 30 janvier 2011

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 17 décembre 2010 - 374 mots

La Brussels Antiques & Fine Arts Fair, alias la Brafa, ouvre ses portes fin janvier à quelque 40 000 visiteurs attendus, dans une ambiance vraiment accueillante, typiquement belge.

La Brafa poursuit sa progression, avec cent trente antiquaires internationaux représentant une cinquantaine de spécialités. Soit une huitaine de plus que l’an dernier grâce à un gain d’espace de 600 m2 dans les bâtiments de l’ancienne gare de triage de Tour & Taxis. Les organisateurs veillent à l’authenticité et à la qualité des objets qui sont approuvés par un comité de spécialistes extérieurs à la foire (le vetting). On aime la Brafa aussi pour l’accessibilité des œuvres présentées (à partir de 1 000 euros) et pour son ambiance unique, hyper chaleureuse. « Même les marchands français sont plus détendus chez nous », témoigne un confrère belge.

On note l’arrivée cette année, pour les arts asiatiques, des Parisiens Antoine Barrère et Christian Deydier. Ce dernier présente un homme à cheval de la dynastie Tang, 96 cm en terre cuite émaillée à « trois couleurs ». « Le cheval, couvert d’un bel émail crème tacheté de vert, est paré de macarons en haut relief, preuve du soin extrême que les Chinois apportaient aux chevaux à l’époque Tang », explique-t-il. 

Outre les habituels secteurs traditionnels de l’art ancien (tableaux, mobilier et objets d’art) défendus par la foire, la Brafa met un point d’honneur à être « la première foire au monde pour les arts premiers puisque les meilleurs marchands s’y donnent rendez-vous », s’enorgueillit Bernard De Leye, président de la Brafa. Fort de ces huit représentants, ce domaine enregistre en 2011 les nouvelles participations d’Adrian Schlag (Bruxelles), de la galerie Schoffel-Valluet (Paris) et de Nasser & Co (New York) qui exposera un rare ensemble d’art esquimau.

Accueillant l’art contemporain à dose homéopathique, la Brafa affiche sa volonté de rester une foire d’antiquaires. Elle demeure néanmoins ouverte pour la deuxième année au secteur singulier de la B.D., avec pas moins de quatre galeries cette fois-ci : les Belges 9th Art Gallery, Champaka, Petits Papiers, et la Française Galerie 9e Art, avec deux planches originales de Moebius tirées d’Arzach (1976).

Voir

« Brafa 2011 »,
Tour & Taxis, avenue du Port 86 C/B, 1000 Bruxelles (Belgique), www.brafa.be, du 21 au 30 janvier 2011.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°631 du 1 janvier 2011, avec le titre suivant : La Brafa où l’antique rime avec sympathique

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