musée

Jim Shaw sur deux niveaux

L'ŒIL

Le 1 avril 2000 - 194 mots

Sous le slogan impatient de « Vivement 2002 », annonciateur des travaux de réorganisation du musée,
le MAMCO a lancé en rafale une série d’expositions réunissant, entre autres, les dessins de Jean-Luc Blanc et de Julije Knifer, les aquarelles de Stéphane Brunner ou les films de Mark Lewis. Le point fort de ce nouvel accrochage est sans aucun doute la rétrospective Jim Shaw montée en coproduction avec le Casino Luxembourg. Sur deux étapes, et en un joyeux désordre chronologique, se répondent les œuvres de cet artiste de la scène californienne. Dessins, BD, installations, sculptures reviennent obstinément sur la perte de l’innocence, la fin des utopies. Justifiant, dans un entretien avec Mike Kelley, le caractère hétérogène de ses œuvres, Jim Shaw assure qu’il a voulu « donner une version visuelle du style fracturé de Burroughs et faire allusion à une immense variété de choses. Mais j’ai aussi été influencé par d’autres sources, depuis les peintures de James Rosenquist et de Öyvind Fahlström, jusqu’aux films de Pat O’Neill, par le Firesign Theater, et des choses comme le National Lampoon et le Magazine Mad ».

GENÈVE, MAMCO, jusqu’au 30 avril, cat. 128 p., 122 ill., 140 F.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°515 du 1 avril 2000, avec le titre suivant : Jim Shaw sur deux niveaux

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