Samedi 7 décembre 2019

Hommage itinérant à José Clemente Orozco

Le Journal des Arts

Le 3 mai 2002 - 253 mots

La tendance consistant à monter des expositions d’œuvres d’art prêtées par les musées mexicains – opérations lucratives pour les institutions nationales et instruments de diplomatie culturelle – se confirme avec la rétrospective « José Clemente Orozco aux États-Unis (1927-1934) » présentée au San Diego Museum of Art (jusqu’au 19 mai).

Le grand muraliste mexicain, activiste social et communiste engagé, a commencé sa carrière dans les années 1920 en créant des peintures murales pour l’État mexicain. Dans le cadre d’un programme pédagogique visant à façonner une nouvelle identité culturelle après dix années de révolution, il travailla aux côtés de Diego Rivera et de David Alfaro Siqueiros.

En 1927, José Clemente Orozco rejoint les États-Unis, comme Siqueiros et Rivera, en quête de nouveaux mécènes. Son expatriation va élargir le champ de ses préoccupations sociales et influencer durablement son travail. L’exposition de San Diego présente des portraits et des paysages du pays natal de l’artiste, accompagnés de représentations de villes modernes américaines – gratte-ciel, ponts –, de portraits d’ouvriers et de tous ceux à qui la grande crise fit perdre leur emploi.

Quelque 120 peintures, gravures, dessins, aquarelles et études préparatoires pour des peintures murales sont également exposés. Avant de rejoindre le Museo de Arte Carrillo Gil à Mexico (du 25 janvier au 13 avril 2003), l’exposition sera présentée au Hood Museum of Art de Dartmouth College, dans le New Hampshire (du 8 juin au 15 décembre), où les visiteurs pourront admirer L’Épopée de la civilisation américaine, qu’Orozco a peinte pour l’université entre 1932 et 1934.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°148 du 3 mai 2002, avec le titre suivant : Hommage itinérant à José Clemente Orozco

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