Vendredi 21 février 2020

Nantes (44)

Étienne Cournault

Musée des beaux-arts de Nantes, chapelle de l’Oratoire jusqu’au 7 février 2016

Par Colin Cyvoct · L'ŒIL

Le 15 décembre 2015 - 280 mots

Hors un séjour parisien dans les années 1920, Étienne Cournault (1891-1948) a passé toute sa vie dans sa ville natale de Malzéville, près de Nancy.

Issu d’un milieu cultivé très aisé, il entre à 15 ans à l’école des beaux-arts de Nancy [où sera présentée ensuite l’exposition, ndlr], y étudie « loin des braillards socios anarchios et autres », pour en sortir en 1911 avec le troisième prix de peinture (d’après nature). Pendant la Grande Guerre, protégé par son milieu, il reste cantonné à des postes peu exposés. Démobilisé, il peut enfin se consacrer pleinement à son art, la fortune familiale le mettant à l’abri de tout souci financier. Chercheur inlassable et inclassable, il expérimente tout au long de sa vie de nombreuses techniques, peinture, fresque, gravure, dessin, sculpture, utilisant les matériaux les plus variés : papier, photographie, toile, miroirs, verre, sable, paillettes métalliques, poudre de mica, perles, boules de Noël… Cette exposition présente une incroyable diversité d’œuvres, des plus curieusement sophistiquées : L’Acrobate et la Bête, 1930. Assemblage de plaques de verre dont deux peintes au revers avec miroir d’argent, socle en bois laqué – aux plus délicatement brutales : Sans titre (personnage à la perle), pierre peinte et gravée, incrustation de perle, fil métallique. Étienne Cournault a développé une œuvre à multiples facettes qui a intéressé les collectionneurs et les mécènes parmi les plus importants de l’entre-deux-guerres : le couturier Jacques Doucet, Pierre Chareau, Cécile Sorel… Joséphine Baker a porté ses glaces peintes montées en bijoux par l’orfèvre Jean Després. Espérons qu’aucune petite pierre chutant de la façade de la chapelle de l’Oratoire ne provoquera une nouvelle fermeture de l’exposition, comme ce fut le cas lors du vernissage…

« Étienne Cournault, la part du rêve »

Musée des beaux-arts de Nantes, chapelle de l’Oratoire, Place de l’Oratoire, Nantes (44), www.museedesbeauxarts.nantes.fr

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°686 du 1 janvier 2016, avec le titre suivant : Étienne Cournault

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