Dimanche 21 octobre 2018

centre d’art

D’Orléans à Rognonas

L'ŒIL

Le 1 mars 2000 - 169 mots

Y aurait-t-il en France une zone libre de l’art ? Une zone, au sud d’Orléans, où peuvent travailler en paix des artistes dits « singuliers » ? Grâce au Conseil général des Bouches-du-Rhône qui finance l’Espace 13, Michel Bépoix monte une deuxième exposition, intitulée « Le Pluriel des singuliers », qui laisse la part belle aux créateurs hors normes, aux peintres et sculpteurs n’appartenant à aucune chapelle ou académie et dont la liberté d’expression s’apparente à ce que Jean Dubuffet avait baptisé Art brut. Ici, Paul Amar, un ancien coiffeur et chauffeur de taxi, dresse un autel tout en coquillage qui reproduit la façade de l’Opéra Garnier. Là, Patrice Girard sculpte dans le bois un garde-manger empli de viande. Plus loin, Gérard Lattier raconte, en un ex-voto délirant, l’histoire du village de Rognonas... qui aurait pu s’appeler « Trois couilles ». Une liberté d’expression et un esprit de galéjade qu’on ne retrouve qu’au sud de la Loire.

AIX-EN-PROVENCE, Espace 13, jusqu’au 26 mars, cat. éd. Actes Sud, 140 F.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°514 du 1 mars 2000, avec le titre suivant : D’Orléans à Rognonas

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