Lundi 10 décembre 2018

musée

Dans l’espace de Félix Del Marle

L'ŒIL

Le 1 juillet 2000 - 228 mots

Du futurisme au néo-plasticisme, de 1913 à la fin des années 20, l’itinéraire de Félix Del Marle, envisagé ici à travers ses dessins, se confond avec l’histoire des avant-gardes : peintre de la vie moderne, des machines et du monde industriel, il rêve de « détruire Montmartre » et son académisme romantique autant que de transformer la société. Sous l’influence de Kupka puis de Mondrian, il opte pour un vocabulaire abstrait qu’il explorera sans discontinuer en dehors d’une phase figurative peu connue, contemporaine de la Seconde Guerre mondiale et explorant des thèmes religieux ou surréalistes. Convaincu de la portée sociale de l’art, Del Marle étend la réussite pratique du néo-plasticisme (dépasser le plan du tableau) à l’environnement tout entier. Outre la diffusion de l’abstraction dans la revue Vouloir fondée en 1924 et au Salon des Réalités Nouvelles créé en 1946,
son apport propre tient dans la construction d’un espace fondé sur la logique de la forme pure et destiné à l’épanouissement de l’homme nouveau. Depuis les meubles jusqu’aux projets de polychromie architecturale, en particulier pour les usines Renault à Flins, il poursuit des recherches sur l’interaction de la couleur et de l’espace : les effets psychologiques et physiologiques de la couleur, son pouvoir constructif et son incidence sur les volumes, autant d’éléments envisagés dans l’optique avant-gardiste de construction d’une vie nouvelle.

GRENOBLE, Musée de Grenoble, jusqu’au 3 septembre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°518 du 1 juillet 2000, avec le titre suivant : Dans l’espace de Félix Del Marle

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