Vendredi 19 octobre 2018

centre d’art

Concret et non abstrait

L'ŒIL

Le 1 juillet 2000 - 242 mots

L’Espace de l’Art concret est riche d’un fonds unique en France (la collection Albers-Honegger), offrant une vision élargie de la notion d’art concret. Serge Lemoine, spécialiste bien connu de l’art construit, a été invité à dresser un panorama de l’art concret, à la fois historique et contemporain, à partir essentiellement des collections de l’Espace et du Musée de Grenoble. L’exposition remonte aux fondateurs de l’abstraction constructive (Mondrian, Van der Leck, Van Doesburg, Vantongerloo) avant de présenter les créateurs de l’art concret proprement dit en 1930 (Van Doesburg, Hélion, Carlsund). La démarche de ces artistes, dans « un souci de totale clarté » et en accord avec « les tendances rationalistes et l’esprit scientifique » de leur époque, vise « à sortir la peinture abstraite de ses origines symbolistes et à la débarrasser de ses aspects ésotériques et mystiques » (Serge Lemoine). « Peinture concrète et non abstraite, écrit Van Doesburg, parce que rien n’est plus réel qu’une ligne, qu’une couleur, qu’une surface. » L’esthétique et l’éthique rationalistes de l’art concret se répandent et fleurissent un peu partout dans le monde : en France (Abstraction-Création), en Suisse (Max Bill, Richard Paul Lohse), puis en Italie, en Amérique Latine (groupe Madi, Lygia Clark), en Allemagne (groupes Zéro et Nul). Elles président aux recherches de l’art minimal américain dans les années 60, comme à celles de nombreux artistes contemporains d’Ulrich Rückriem à Michel Verjux et Imi Knoebel.

MOUANS-SARTOUX, Espace de l’Art concret, 2 juillet-29 octobre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°518 du 1 juillet 2000, avec le titre suivant : Concret et non abstrait

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