Mercredi 21 novembre 2018

Bateau ivre pour un "singulier voyage"

Par Philippe Régnier · Le Journal des Arts

Le 13 juin 2003 - 203 mots

Un navire de plaisance blindé signé Alain Declercq accueille le visiteur de l'exposition "Singuliers voyages" dans la cour du château de Chamarande (jusqu'au 5 octobre, Domaine départemental de Chamarande, 38 rue du Commandant- Arnoux, 91730 Chamarande, tél. 01 60 82 25 32). Serions-nous en terrain miné ? C'est ce que semble montrer Anne-Marie Filaire avec ses photographies prises à la frontière entre l'Éthiopie et l'Érythrée. Plus loin, jouant de son magnétisme légendaire, Marina Abramovic nous entraîne dans une danse sur une piste métallique, chaussés de souliers aimantées. Barthélémy Toguo lève un voile sur le mythe africain, Véronique Boudier s'envoie en l'air (en tout bien tout honneur), et Étienne Bossut reste dans les nuages au pavillon de chasse. Dans le parc, Hugues Reip signe une pièce "à la Scurti", tandis que ce dernier présente dans le château de belles plantes internationales, l'une des propositions les plus convaincantes de l'exposition. Par une maquette de près de six mètres de long, Maxwell Osei-Abeyie propose quant à lui une vision naïve d'un bateau qui a fait naufrage au large du Sénégal et de la Casamance, un cercueil flottant qui diffuse une musique dansante. La chapelle ardente de Florence Doléac conclut enfin ce voyage pour le moins singulier.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°173 du 13 juin 2003, avec le titre suivant : Bateau ivre pour un "singulier voyage"

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