Lundi 16 septembre 2019

Des peines de prison pour les membres d’un réseau de faux tableaux

Par LeJournaldesArts.fr · lejournaldesarts.fr

Le 2 août 2010 - 360 mots

CRETEIL [02.08.10] – Le tribunal correctionnel de Créteil a prononcé des peines allant de 3 000 euros d’amende à deux ans et demi de prison pour le pivot d’un vaste réseau de faux tableaux et d’escroquerie de plusieurs millions d’euros.

Les douze personnes impliquées dans un important réseau de trafic de faux tableaux et d’escroquerie de plus de deux millions d’euros ont été condamnées par le tribunal correctionnel de Créteil (Val-de-Marne) à des peines allant d’une amende à deux ans et demi de prison ferme pour celui qui est considéré comme le « cerveau » du réseau.

Celui-ci, un certain Pascal Robaglia, un galeriste parisien de 55 ans, a été condamné à cinq ans de prison dont 30 mois avec sursis et à 50 000 euros d’amende. L’artiste-faussaire de la bande, Guy Ribes, 61 ans, a écopé de trois ans d’emprisonnement dont deux avec sursis. Un de ses complices, Gilbert Ribert, 58 ans – qui purge déjà une peine de prison pour trafic de stupéfiant –, qui fabriquait de faux certificats d’authenticité a lui été condamné à quatre années de prison dont 18 mois avec sursis, a précisé l’AFP.

Les principales figures du réseau doivent également verser plus de 900 000 euros en dommages et intérêts aux victimes constituées en parties civiles. Les autres prévenus de la bande ont été condamnés à des peines allant de 3 000 euros d’amende à deux ans de prison assortis de 16 mois de sursis.

Le vaste réseau bien organisé a été démantelé en 2004 après que les enquêteurs en charge de l’affaire aient été prévenus de l’existence de contre-façons réalisées par Guy Ribes installé à Saint-Mandé (Val-de-Marne). Interpellé en 2005, Ribes qui pendant le procès n’a pas manqué de faire remarquer son talent artistique, reconnaît avoir réalisé des centaines de faux pour 1 000 à 2 000 euros entre 1997 et 2005.

Pendant ces huit années, des complices qui se faisaient passer pour des héritiers désargentés vendaient les faux Picasso, Chagall ou Fernand Léger à des clients fortunés pour la plupart amateurs d’art, mais sans réelles connaissances. Certaines des victimes auraient dépensé jusqu’à deux millions de francs (300 000 euros) pour l’acquisition des fausses toiles.

Légende Photo

Tribunal de Grande Instance de Créteil, Val-de-Marne - Photographe : Sebfun - Licence Creative Commons 3.0

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