Mercredi 12 décembre 2018

Vedette américaine

Par Christian Simenc · Le Journal des Arts

Le 20 juillet 2007 - 534 mots

Les galeries d’expositions temporaires de la CAPA s’ouvrent avec trois événements « internationaux ».

Ouverture de la Cité, deuxième ! Avant son avènement complet prévu (normalement) début septembre avec la livraison du musée et de la bibliothèque, et après la mise en service en novembre 2006 du « Pavillon d’about » et de ses galeries d’actualité, la deuxième vague d’inauguration de la Cité de l’architecture et du patrimoine concerne les galeries d’expositions temporaires. Aménagés dans le « socle » du Palais de Chaillot par l’architecte Jean-François Bodin, ces espaces mettent à l’honneur l’architecture contemporaine à travers trois expositions proposées par l’Institut français d’architecture (IFA). Ce dernier ne se mouille pas trop en présentant dans la galerie basse, ou « Cathédrale », une pointure consensuelle de l’architecture hexagonale : Christian de Portzamparc, seul Français à avoir décroché, en 1994, le fameux Pritzker Architecture Prize, l’équivalent d’un Nobel de l’architecture. Grandes maquettes et films évoquent plusieurs projets récents ou en cours parmi lesquels de nombreux sont inédits, de la Cidade da música à Rio de Janeiro (Brésil) au New York City Opera (New York), en passant par un immeuble de logements à Almere (Pays-Bas).
Dans les galeries d’actualité, l’exposition « Génération Europan »retrace, elle, les temps forts de ce concours d’architecture européen qui, au cours des vingt dernières annnées, a révélé une ribambelle de jeunes talents de l’architecture et de l’aménagement urbain.

Loin du « parisiannisme »
Enfin, le long de la courbe de la galerie haute se déploie, dans une scénographie de Patrick Bouchain, « Avant-après ; Architectures au fil du temps ». Sans doute pour ne pas rebuter d’office le public non initié, cette exposition ne comporte ni maquette, ni plan, ni croquis, et opte pour un vecteur plus convivial : le cinéma. Sur vingt-quatre écrans géants (3 x 4 m) défilent des films réalisés par le cinéaste Pierre-Marie Goulet. D’une durée de trois minutes chacun, ils montrent cent cinquante réalisations modestes ou monumentales, connues ou pas, qui toutes « témoignent du pouvoir de l’architecture de métamorphoser un site ou un bâtiment existant et de l’embellir ». Bref, on remonte le temps « avant » (le terrain à l’origine), « pendant » (le chantier) et « après » (la réalisation achevée), en observant comment l’architecture transforme la ville (en bien, évidemment !), le tout sans paroles façon film muet.
« Avec cette offre culturelle d’ouverture, nous visons un rayonnement européen, quelque part entre le CCCB (Centre de cultura contemporània), à Barcelone, et le NAI (Nederlands Architectuurinstituut), à Rotterdam, assure Francis Rambert, directeur du département architecture de la Cité/Institut français d’architecture. Notre stratégie est clairement internationale et non plus “parisianniste”. La page de la rue de Tournon [ancien siège de l’IFA à Paris, NDLR] qui privilégiait une “architecture de proximité” est définitivement tournée. »

- AVANT-APRÈS, ARCHITECTURES AU FIL DU TEMPS, 21 mars-16 septembre ; - PORTZAMPARC, RÊVER LA VILLE, 21 mars-16 septembre ; - GÉNÉRATION EUROPAN, 21 mars-27 mai, Cité de l’architecture et du patrimoine, entrée des galeries des expositions temporaires, 45, av. du Président-Wilson, 75116 Paris ; entrée des galeries d’actualité, 7, av. Albert-de-Mun, 75116 Paris ; tél. 01 58 51 52 00 ; www.citechaillot.fr, tlj 12h-20h, le jeudi jusqu’à 22h, samedi et dimanche 11h-19h.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°255 du 16 mars 2007, avec le titre suivant : Vedette américaine

Tous les articles dans Actualités

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque