Vendredi 23 février 2018

Architecture

Une Cité étêtée

Le Journal des Arts

Le 15 octobre 2007

La future Cité de l’architecture a désormais ses trois responsables de département, mais elle attend encore son président.

PARIS - La Cité de l’architecture et du patrimoine, qui doit théoriquement ouvrir ses portes en 2005 dans l’aile Paris du Palais de Chaillot, a désormais ses trois responsables de département. Après le maintien de Mireille Grubert à la tête du Centre des hautes études de Chaillot (Cedhec) et la nomination de Francis Rambert à la présidence de l’Institut français d’architecture (lire le JdA n° 187, 20 février 2004), Marie-Paule Arnauld, conservatrice générale du patrimoine, a pris ses fonctions de directrice du Musée des monuments français (MMF) le 26 avril – rappelons que l’IFA, le Cedhec et le MMF sont les trois entités constitutives de la future Cité de l’architecture.
Issue du monde des archives, cette ancienne élève de l’École des chartes a exercé dans des services territoriaux avant de rejoindre l’inspection générale des Archives, dont elle a été la responsable de 1994 à 1998. Elle a ensuite assuré la direction du Centre historique des Archives nationales.

Inflexion vers l’architecture contemporaine
Fraîchement installée dans ses nouvelles fonctions, la conservatrice s’est attelée à l’une de ses missions les plus sensibles : l’analyse du projet élaboré par Jean-Louis Cohen, ancien directeur de l’IFA et responsable de la mission de préfiguration de la Cité. « Nous cherchons, avec Francis Rambert, à trouver un compromis entre le travail accompli par Jean-Louis Cohen, et une inflexion nouvelle, davantage axée sur l’architecture contemporaine. Notre objectif est de parvenir à créer une continuité entre les espaces dévolus aux collections du MMF et la galerie contemporaine qui relève de l’IFA. Les expositions temporaires nous y aideront. » Comment toutefois arrêter un projet, alors que le président de la Cité n’a toujours pas été désigné ? Prochainement devrait être annoncée la nomination de François de Mazières, un énarque marqué à droite militant pour la décentralisation culturelle (cf. son essai La Culture n’est pas un luxe. La fin du jacobinisme culturel, éd. Eska, 1999). Président de la Fédération nationale des collectivités pour la culture (FNCC) et ancien directeur de la Fondation du patrimoine, il a également été conseiller pour la culture de Jean-Pierre Raffarin.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°193 du 14 mai 2004, avec le titre suivant : Une Cité étêtée

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