Quand la Tamise devient art

Par Martin Bailey · Le Journal des Arts

Le 25 août 2000 - 217 mots

L’installation, le long de la Tamise, de plusieurs commandes publiques permettra aux Londoniens d’apprécier encore plus leur fleuve “caché”. Le projet de James Turrell, l’un des plus fascinants, est une sculpture-lumière qui illuminera l’eau, les principaux éléments d’architecture et les chemins piétons, entre Somerset House et le South Bank Centre grâce à des sources lumineuses modulables selon la saison et l’heure de la journée. Une étude de faisabilité est en cours, et le projet ne devrait pas voir le jour avant plusieurs années. Le pont du Millénaire (Millennium Bridge) relie quant à lui la City à la Tate Modern et au quartier de Southwark. Réalisé en collaboration par le sculpteur Antony Caro et l’architecte Norman Foster, cette passerelle suspendue est une œuvre d’art en soi : quatre grandes sculptures abstraites forment une porte à une extrémité du pont, du côté de la cathédrale St Paul. Mais, comme la passerelle Solférino à Paris, il a dû être fermé au public après son inauguration en juin à cause de problèmes techniques. D’autres projets, qui s’inscrivent dans le festival “London String of Pearls Millenium”, sont en cours d’exécution. Entre autres, la première galerie d’art flottante sur plusieurs péniches amarrées près de l’Albert Bridge, qui présentera les œuvres de l’artiste Max Couper inspiré par vingt ans de vie passées sur l’eau.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°109 du 25 août 2000, avec le titre suivant : Quand la Tamise devient art

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