Les trésors du Mai du livre d'art

Galerie de portraits

Le Journal des Arts

Le 16 mai 2003

Inventé dans l’Antiquité, redécouvert au Moyen Âge (le Portrait de Jean le Bon, vers le milieu du XIVe siècle) puis porté à des sommets par les peintres, nordiques ou italiens, de la Renaissance, le genre du portrait, longtemps considéré comme mineur, fut pourtant l’un des plus féconds de l’histoire de l’art. À travers une sélection de deux cents peintures, reproduites en pleine page ou sous forme de détails agrandis, l’historien de l’art Andreas Beyer en fait la démonstration. De l’Antiquité à nos jours, du Fayoum à Andy Warhol, il dresse un panorama clair et synthétique de l’histoire du portrait dans la peinture. Les plus grands chefs-d’œuvre du genre y figurent, tels le  Portrait de jeune homme, dit Le Condottiere, par Antonello de Messine, L’Homme au turban rouge par Van Eyck, Jacopo Strada par Titien, le Pape Innocent X par Vélasquez ou l’affreuse Madame de Tournon immortalisée par Ingres. La part consacrée à la fin du XIXe et au XXe siècle est en revanche étonnamment pauvre, et ne présente aucune œuvre de Klimt, Toulouse-Lautrec, Bonnard, Vuillard, Van Dongen, Giacometti, Bacon ou Lucien Freud. Et un seul Matisse...

Andreas Beyer, L’Art du portrait, coll. “Les phares”?, éd. Citadelles et Mazenod, 274 p., 69 euros. ISBN 2-85088-188-0

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°171 du 16 mai 2003, avec le titre suivant : Galerie de portraits

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