Lundi 24 septembre 2018

Bangkok fait un geste

Le Journal des Arts

Le 14 avril 2000 - 164 mots

Une exposition et la restitution au Cambodge de 122 pièces khmères marquent-elles une évolution de la Thaïlande, pays accusé d’être une plaque tournante pour le trafic d’antiquités ?

BANGKOK - Le gouvernement de Chuan Leekpai souhaite visiblement donner une autre image de son pays. Exposés au Musée national de Thaïlande, 122 pierres et bas-reliefs pillés dans les temples khmers et saisis par la police thaïlandaise viennent d’être restitués au Cambodge. La Thaïlande et les marchands de Bangkok ont la triste réputation de servir de plate-forme pour l’exportation d’objets pillés en Birmanie, au Laos ou au Cambodge. Cette initiative doit maintenant être accompagnée de mesures sur le terrain, et en particulier d’une lutte contre la corruption au sein de la police et l’armée thaïes. Celle-ci devra également être conduite par les autorités khmères dans leur propre pays, puisque le ministre de la Défense a reconnu que ses soldats avaient participé au pillage de centaines d’éléments du temple de Banteay Chmar (XIIIe siècle), dans le nord-ouest.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°103 du 14 avril 2000, avec le titre suivant : Bangkok fait un geste

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