Mécénat

Le Wellcome Trust passe au concret

Par Martin Bailey · Le Journal des Arts

Le 4 février 2005

L’organisation caritative britannique a annoncé le projet d’un Centre public pour les sciences et les arts, qui devrait ouvrir à Londres à l’automne 2006.

LONDRES - Le Wellcome Trust, l’organisation caritative la plus importante au monde, a annoncé un projet de Centre public pour les sciences et les arts disposant d’un budget de 20 millions de livres (28,6 millions d’euros). Il occupera le premier siège social du Trust, au 183 Euston Road à Londres, un bâtiment des années 1930 dont le réaménagement a été conçu par Hopkins Architects. Le centre, qui ouvrira à l’automne 2006, comprendra deux galeries d’exposition permanente pour les pièces de la collection Wellcome, et une autre pour les expositions temporaires. Dans la foulée, le Wellcome Trust a déménagé ses bureaux un peu plus loin, dans un immeuble nouvellement construit, au 215 Euston Road. À sa mort, en 1936, sir Henry Wellcome a légué ses laboratoires pharmaceutiques et sa collection personnelle à une organisation caritative. En 1986, le Trust a vendu la société Wellcome, qui a fusionné ensuite avec Glaxo puis avec SmithKline. Il en a tiré une dotation énorme, qui dépasse aujourd’hui 10 milliards de livres (14,3 milliards d’euros). L’organisation dépense actuellement environ 400 millions de livres (572,2 millions d’euros) par an en subventions.
Tout ce qui concerne Wellcome est colossal. La collection de sir Henry comprenait plus d’un million de pièces, concernant surtout la médecine et les sciences sociales. La plupart des œuvres d’art sont encore conservées par le Trust, mais 100 000 objets sont en dépôt au Science Museum de Londres, 30 000 au British Museum et d’autres, en nombre considérable, ont été dispersés dans divers lieux.

Prix Science & Art
La principale mission du Wellcome Trust est de subventionner la recherche médicale et vétérinaire, mais il promeut aussi le savoir médical comme partie intégrante de la culture et de la société – d’où l’intérêt qu’il porte aux arts. Ses dépenses consacrées aux arts et aux musées se sont élevées l’an dernier à 2,5 millions de livres environ (3,57 millions d’euros). Il a parmi ses projets les expositions « Medicine in Context » (« La médecine dans le contexte ») au Science Museum et le prix Sciart (Science & Art). L’an dernier, le Trust a également subventionné l’exposition « Medicine Man » (« L’homme de médecine ») au British Museum. Un choix d’œuvres d’art asiatique de la collection a récemment été présenté à l’exposition « Body Mind Spirit » (« Corps, âme, esprit ») à la Brunei Gallery de la London’s School of Oriental and African Studies.
Le Trust a aussi financé, pour 48 millions de livres (68,66 millions d’euros), l’aile Wellcome du Science Museum, en 2002, et pour 5 millions (7,15 millions d’euros), la Wellcome Gallery du British Museum, ouverte il y a un an. Il a promis 10 millions (14,3 millions d’euros) pour le Darwin Center du Natural History Museum (première tranche ouverte en 2002, deuxième tranche attendue en 2007) et un million (1,43 million d’euros) pour la nouvelle présentation de la collection du Royal College of Surgeons (Université royale des chirurgiens), qui ouvrira en février.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°208 du 4 février 2005, avec le titre suivant : Le Wellcome Trust passe au concret

Tous les articles dans Patrimoine

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque