Genève

Au nom de Christo et de Christian

Par Le Journal des Arts · Le Journal des Arts

Le 28 juin 2010

Le nouveau Musée d’art moderne et contemporain de Genève ouvrira au mois de septembre.

GENÈVE - Le Musée d’art moderne et contemporain ouvrira cette année, doté d’une collection permanente, d’un budget annuel de 2 millions de francs suisses (environ 8 millions de FF) et d’un directeur à plein temps, Christian Bernard.

Celui-ci appliquera à l’institution genevoise la politique qu’il a mise en œuvre à la Villa Arson à Nice, pour en faire un lieu de conservation et un laboratoire "qui s’occupera d’artistes vivants, européens et américains". Ce choix dispense à l’avance le Musée des acquisitions inabordables d’œuvres signées par les grands noms de l’art moderne et contemporain. "Une partie des collections provient du fond du Musée d’art et d’histoire, l’autre sera constituée de dépôts de collections privées européennes, explique Christian Bernard. La gestion du musée sera privée, les institutions publiques ayant déjà rempli leur rôle avec l’achat de l’édifice et sa restructuration." Objectif : la constitution d’un ensemble de 300 œuvres.

Le MAMC dispose de 4 000 m2, dans un bâtiment industriel, situé rue des Vieux-Grenadiers, à deux pas du centre. La Ville de Genève l’a acheté en 1989 pour 7 millions de francs suisses, et a dépensé 3 millions pour son aménagement. Le Centre d’art contemporain occupe l’une des ailes depuis plusieurs années : "Nous ne ferons pas double emploi, précise le directeur, nous serons au contraire complémentaires puisque le Centre se consacre à des expositions temporaires et ne dispose pas de collections permanentes."

La date d’ouverture du Musée dépend de la fin des travaux, prévue pour septembre. Un comité privé pourvoira aux dépenses de fonctionnement. Christian Bernard reste discret en ce qui concerne les mécènes mais s’avère plus loquace quant aux artistes : "Sans trop anticiper, je peux dire que pour la période qui va de 1960 à nos jours, nous voulons constituer un noyau d’œuvres significatif pour chaque créateur. Pour Christo, Gordon Matta Clark ou Sherrie Levine, par exemple."

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°1 du 1 mars 1994, avec le titre suivant : Au nom de Christo et de Christian

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