Mercredi 12 décembre 2018

Vestiges de la Mésopotamie

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 26 février 2008 - 385 mots

De Sumer à la chute de Babylone en passant par l’empire d’Akkad, l’art de la Mésopotamie fascine mais demeure peu connu.

Contrairement au monde égyptien auquel notre culture doit beaucoup, les peuples de l’ancienne Mésopotamie, « le pays d’entre-les-deux-fleuves » (l’actuel Irak), délimitée par le Tibre et l’Euphrate, nous sont quasi-inconnus. Du IIIe millénaire avant J.-C. à la prise de Babylone par les Perses au vie siècle avant J.-C., plusieurs civilisations se succèdent. Les Sumériens du sud de la Mésopotamie (2900-2340) qui ont fondé les premières cités-États, sont les initiateurs de la première grande civilisation historique du Proche-Orient.
Les fouilles ont révélé une abondante production de sculptures : reliefs perforés en calcaire décrivant des scènes de banquet, de culte ou de construction de temple et statues d’orants. Les tombes de l’élite sumérienne étaient remplies d’objets de cuivre ou de bronze, d’argent ou d’or, dont les techniques étaient variées et en avance sur celles des pays voisins.

Puissante Babylone
L’empire d’Akkad (2340-2200) fut constitué le jour où Sargon a triomphé du roi sumérien Lugalzagesi. Il laissa une empreinte mémorable sur une période relativement courte. L’akkadien, nouvelle langue à la graphie cunéiforme stylisée d’une grande élégance, s’impose. Plus de 5 000 tablettes économiques et administratives ont été retrouvées sur plusieurs sites, ainsi que de nombreux sceaux cylindres. L’art est impérial. Statues et stèles commémorant la victoire des souverains d’Akkad sont largement diffusées.
L’époque néo-sumérienne (2140-2004) marque un retour à la culture sumérienne. La langue sumérienne  est réemployée et l’art, non plus voué  à l’idéal militaire, se porte à nouveau  sur les objets de culte et vers l’érection de temples. À partir du IIe millénaire avant J.-C., les anciens pays de Sumer et d’Akkad prennent le nom de Babylonie. Dans les arts, la continuité sumérienne est manifeste. Babylone devient une véritable puissance sous le règne du roi Hammurabi (1792-1750), 5e représentant de la dynastie. Au cours du Ier millénaire avant J.-C.,  la région est conquise par les Assyriens. En 539 avant J.-C., l’empire perse clôt ce panorama de l’Antiquité orientale.

Maisons de ventes

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Cet article a été publié dans L'ŒIL n°600 du 1 mars 2008, avec le titre suivant : Vestiges de la Mésopotamie

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