Une vente de bijoux annulée chez Christie’s

NEW YORK/PARIS - Estimée 34 millions de dollars (22 millions d’euros), la prestigieuse vente de bijoux du 15 avril à New York chez Christie’s a été annulée sur décision de justice.

Le produit de cette vacation était destiné à rembourser une partie des 187 millions de dollars de prêts consentis par la banque Merrill Lynch au joaillier Ralph Esmerian. Mais ce dernier craignait, par une vente aux enchères organisée dans l’urgence, de voir brader ses joyaux, selon lui « estimés par Christie’s à un quart ou un tiers de leur valeur actuelle ». Il a plaidé pour des ventes de gré à gré dans les mois à venir, bien plus lucratives. À l’annonce de l’annulation de la vente, le Louvre et sa Société d’Amis se sont rapprochés de Christie’s pour négocier l’acquisition du lot phare : le grand nœud de corsage de l’impératrice Eugénie commandée en 1855 par Napoléon III au joaillier François Kramer. Composé de 2 634 diamants (plus de 140 carats), ce joyau historique, estimé 4 à 6 millions de dollars par Christie’s, a rejoint les collections du musée pour 6,72 millions d’euros (10,4 millions de dollars), en grande partie grâce à un legs de 5 millions d’euros de Monsieur et Madame Michel Rouffet, et ce, avec l’accord du propriétaire Ralph Esmerian.

Cet article a été publié dans Le Journal des Arts n°281 du 9 mai 2008, avec le titre suivant : Une vente de bijoux annulée chez Christie’s

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