Les objets Fabergé aux fastes de la vieille Russie

Par Armelle Malvoisin · L'ŒIL

Le 27 septembre 2007 - 311 mots

Aujourd’hui collectionnés à prix d’or, les objets fabriqués par Fabergé associent l’originalité, la préciosité des matériaux, une technique parfaite et l’appartenance à la haute société.

S’ils ont aujourd’hui le charme désuet d’une certaine époque, les objets décoratifs raffinés, fabriqués par les ateliers Fabergé de 1884 à 1917, étaient prisés dans toute l’Europe. Fils d’un modeste bijoutier, Karl Fabergé reprend les affaires de son père en 1872 à Saint-Pétersbourg. Deux ans plus tard, il est le fournisseur de la cour des Romanov et se fait rapidement connaître de toutes les cours européennes. À la veille de la première guerre mondiale, sa maison de réputation mondiale emploie plusieurs centaines de créateurs, modeleurs, orfèvres, bijoutiers, sertisseurs, émailleurs, tailleurs de pierre, miniaturistes et ébénistes.
Les objets les plus connus du grand public sont certainement les « œufs à secret » enfermant une miniature étonnante que les tsars et leur famille commandaient à l’occasion de Pâques pour les offrir à leurs épouses et mères. Les premières créations Fabergé (tabatières, bonbonnières, manches d’ombrelle et de canne, éventails) s’inspirent largement des styles Louis XV et Louis XVI du XVIIIe siècle.

La perfection, sinon...
Le style de la maison Fabergé sera ensuite fondé sur l’assimilation d’une multitude de styles (de la Russie médiévale à l’avant-garde de l’Art nouveau en passant par la Renaissance italienne, l’art islamique, persan, indien, chinois et japonais) revus à la russe. Les objets Fabergé sont le plus souvent en or ou argent guilloché recouvert d’émaux translucides colorés.
Nombre d’objets utilitaires (cadres, pendulettes, coupe-papier, étuis à cigarettes, sonnettes de tables, statuettes en pierre dure, boutons de manchettes, fleurs sculptées, thermomètres), réalisés avec un répertoire de formes extravagant et varié, dans des matériaux précieux (métaux et pierres précieux, pierres semi-précieuses de l’Oural) et avec une virtuosité technique inégalée, ont émerveillé l’aristocratie russe sensible à l’éclat et à la nouveauté. Tout objet ne répondant pas à de rigoureux standards de perfection était détruit.

Expertiser/Acheter

Christie’s, 9, avenue Matignon, Paris VIIIe, tél. 01”‰40”‰76”‰85”‰85, www.christies.com Sous la houlette de l’expert Alexis de Tiesenhausen, les ventes d’art russe de la maison de ventes sont régulièrement fournies en objets Fabergé. Sotheby’s, 76, rue du Faubourg-Saint-Honoré, Paris VIIIe, tél. 01”‰53”‰05”‰53”‰05, www.sothebys.com Leader mondial des ventes d’art russe, la maison de ventes organise 3 vacations annuelles d’objets d’art russes des pièces de la maison Fabergé. Maison de ventes Coutau-Bégarie, 60, avenue de la Bourdonnais, Paris VIIe, tél. 01”‰45”‰56”‰12”‰20, www.coutaubegarie.com L’art russe est très souvent à l’honneur lors des ventes de souvenirs historiques dirigées à Drouot par le commissaire-priseur Olivier Coutau-Bégarie. Prochain rendez-vous le 16 novembre avec des pièces signées Fabergé ayant appartenu au prince Youssoupoff.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°595 du 1 octobre 2007, avec le titre suivant : Les objets Fabergé aux fastes de la vieille Russie

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