Mercredi 16 octobre 2019

L’Arts Council of England répond aux critiques de financement des régions par la publication d’un rapport

Par Marion Le Bec · lejournaldesarts.fr

Le 27 février 2014 - 367 mots

LONDRES (ROYAUME-UNI) [27.02.14] – Un rapport sur la répartition des subventions de l’Arts Council of England publié le 25 février devait calmer les critiques concernant le financement des régions par l’ACE. Mais le rapport lui-même n’est pas exempt de reproches.

En 2009, des critiques avaient été dirigées contre la faible part des subventions allouées aux régions par l’Arts Council of England comparativement aux fonds versés à Londres. Avec un rapport intitulé « This England : how Arts Council England uses its investment to shape a national cultural ecology », l’agence gouvernementale qui veut répondre aux critiques ne fait pourtant que contourner le débat.

Le rapport est introduit par Alan Davey, directeur général de l’ACE qui rappelle que la mission de l’agence est bien « de permettre l’accès à l’art et la culture pour tous, à la fois en termes de diversité et de portée ». Au regard des statistiques néanmoins, Londres bénéficie de près de 41 % des dépenses de l’ACE contre 12,1 % pour la région West Midlands ou 8,8 % pour le Yorkshire, s’agissant du programme 2012/2013.

Les données excluent par ailleurs les allocations attribuées à l’English National Opera, au Royal National Theatre, au Royal Opera House, au Southbank Centre, institutions londoniennes qui reçoivent une grande partie des dotations.

Maurice Davies, chargé de la communication à Museums Association a rapidement commenté la publication de ce rapport en constatant que, même si le fait de regarder « au-delà d’un rayon de 20 km est une contribution pour faire avancer le débat, les chiffres sont assurément biaisés s’agissant de Londres ; cela n’apporte donc rien à la question au cœur de la discussion et il est évident que cette dernière mérite un débat politique ».

Le titre de l’étude rendue par l’ACE se voulait évocateur en matière de répartition égalitaire en reprenant l’image d’une « écologie culturelle », pour un développement durable des institutions sur le territoire et l’incitation à la création. Si Alan Davey pense qu’il n’y a « pas de limites au talent, pas de limites à l’ambition, pas de limites pour ce que la culture fait, si nous utilisons nos ressources dans le bon sens », l’actuelle géographie des investissements semble toutefois le contredire.

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Alan Davey, Directeur général de l'Art Concil England - © Photo Amplified Group - 2011 - Licence CC BY 2.0

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