Splendeurs et mystères des Mayas

Par Laure Meyer · L'ŒIL

Le 1 septembre 1998

Paradoxes, mystères et questions sans réponses jalonnent les travaux des chercheurs qui tentent de comprendre la civilisation maya. Si les origines de ce peuple du Yucatan se situent vraisemblablement dans le sillage des Olmèques du Mexique, avant l’ère chrétienne, on ignore en revanche pourquoi cette civilisation a décliné à partir de 900 après J.-C. Soulèvements de la population opprimée par les corvées liées à la construction des pyramides et palais, épidémies, bouleversements climatiques ou même invasions ? Aucun argument ne s’avère définitif, on constate seulement que les villes sont successivement abandonnées. Mais pendant un millénaire, la civilisation des Mayas avait atteint des sommets exceptionnels pour l’époque. Ils avaient découvert le concept du zéro ; leurs astronomes, parfois réunis en congrès, avaient une connaissance précise des étoiles et avaient établi un calendrier encore valable aujourd'hui. Une écriture hiéroglyphique, non encore déchiffrée, permettait d'enregistrer ces acquis. Restent pour satisfaire notre curiosité les sculptures des temples, les innombrables céramiques-images des dieux, les peintures, les masques funéraires, le souvenir des jeux de pelote suivis du sacrifice du vainqueur, pour cette civilisation fondée sur le sang offert aux dieux. Tels sont les thèmes terribles et grandioses qu’illustre l’exposition proposée à Venise par le Palazzo Grassi, après les Phéniciens et les Celtes. Parmi la centaine d’objets exposés, certains surgissent dans leur inquiétante étrangeté comme cette Statuette émergeant d’une fleur.

VENISE, Palazzo Grassi, 6 septembre-16 mai

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°499 du 1 septembre 1998, avec le titre suivant : Splendeurs et mystères des Mayas

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