Questions à... Sylvette et Bruno Gaudichon, cocommissaires de l’exposition et conservateurs au musée La Piscine à Roubaix.

L'ŒIL

Le 18 novembre 2009

Pourquoi Bloomsbury à La Piscine ?
Le groupe de Bloomsbury a réussi la parfaite alliance entre les arts plastiques et les arts appliqués, et ce dialogue est au cœur du projet scientifique et culturel du musée de Roubaix depuis le  siècle. Il est par ailleurs toujours étonnant de découvrir et faire découvrir une page de l’histoire culturelle. Mis à part Virginia Woolf et Maynard Keynes, les autres membres du groupe de Bloomsbury sont totalement inconnus en France alors qu’ils représentent une partie incontournable du patrimoine culturel en Grande-Bretagne.

Qu’apportez-vous de plus avec cette exposition par rapport aux précédentes, par exemple celle
de la Tate en 1999 ?
Notamment que la part d’arts appliqués présentée est aussi importance que celle des tableaux mais également que les expositions du post-impressionnisme de 1910 et 1912 sont évoquées comme des éléments constitutifs du groupe de Bloomsbury et comme une page fondamentale des relations culturelles entre la France et la Grande-Bretagne.

Les collections du musée garderont-elles une « trace » de Bloomsbury ?
La Piscine a déjà acquis des objets réalisés dans le cadre des Omega Workshops par Roger Fry et Duncan Grant. Notamment un coffre peint de 1916 proche du célèbre décor commandé à Fry par Lalla Vandervelde, une assiette de Duncan Grant, un superbe textile de Vanessa Bell et le rarissime album de bois gravés édité en 1918 à seulement 75 exemplaires. Et le musée espère continuer à enrichir ce fonds...

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°619 du 1 décembre 2009, avec le titre suivant : Questions à... Sylvette et Bruno Gaudichon, cocommissaires de l’exposition et conservateurs au musée La Piscine à Roubaix.

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