Vendredi 23 février 2018

Questions à... Guillaume Faroult, conservateur au musée du Louvre

Par Colin Lemoine · L'ŒIL

Le 23 février 2010

Avec quel artiste Turner vous semble-t-il avoir entretenu le dialogue le plus fécond ?
Avec Claude Lorrain certainement ! Le maître était déjà très apprécié en Angleterre au XVIIIe siècle, au point que certains jardins anglais sont littéralement inspirés de ses tableaux. « Claude » est son mentor, il lui enseigne l’art d’agencer des paysages harmonieux, où tout est équilibre dans une nature idéale digne des dieux antiques. En outre, l’art du Lorrain, véritable poète de la lumière, lui enseigne également la voie de son indépendance.

Comment expliquer la relative réserve de Turner envers l’art français contemporain ?
Selon lui, la peinture néoclassique française (David) était trop « dessinée » et rigide. Néanmoins, nous voudrions montrer à Paris qu’il fut plus inspiré qu’il ne l’a dit par les paysages néoclassiques. Plus tard, il a produit une très belle variation à partir du Radeau de la Méduse de Géricault.

Peut-on déplorer le silence esthétique de Turner envers un ou plusieurs artistes ?
Il a peu aimé Rubens et plutôt ignoré Joseph Vernet, pourtant très connu en Angleterre.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°622 du 1 mars 2010, avec le titre suivant : Questions à... Guillaume Faroult, conservateur au musée du Louvre

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