Questions à... Frédéric Bigo, commissaire de l'exposition "Paul Ranson, Fantasmes et sortilèges"

L'ŒIL

Le 18 novembre 2009

Comment définiriez-vous l’évolution de l’œuvre de Ranson  ?
Ranson mène une fuite permanente pour échapper au monde réel et au présent. Son œuvre reflète des sources d’inspiration variées comme autant d’univers symbolistes qui constituent chacun un chemin pour accéder à une « terre d’asile ».

Quel rôle l’ésotérisme assume-t-il dans cette évolution  ?
L’ésotérisme est un terreau dans lequel Ranson puise des symboles qu’il dissémine dans ses œuvres. Ce rapport avec un monde d’initiés oscille entre quête spirituelle, propre au symbolisme, et jeu permanent issu de sa personnalité.

Ranson appartient-il à la tendance formaliste ou idéiste du symbolisme  ?
L’œuvre de Ranson s’inscrit dans une approche de l’art très voisine des idées de l’Art nouveau. Son style synthétique, ses références à l’estampe japonaise, l’utilisation d’arabesques et de lignes sinueuses en sont des composantes majeures.Sa peinture, par essence décorative, englobe ces deux tendances  ; c’est une « manifestation d’art à la fois subjectif, synthétique, symboliste et idéiste » (A. Aurier dans le Mercure de France, 1891).

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°619 du 1 décembre 2009, avec le titre suivant : Questions à... Frédéric Bigo, commissaire de l'exposition "Paul Ranson, Fantasmes et sortilèges"

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