Dimanche 25 février 2018

Questions à... Alfred Pacquement, directeur du Musée national d’art moderne

Par Le Journal des Arts · L'ŒIL

Le 28 octobre 2009

Qu’est-ce qui fait pour vous la spécificité de l’œuvre de Pierre Soulages ?
Il y a tout d’abord les soixante-trois années pendant lesquelles elle se déroule, ce qui est tout à fait exceptionnel. Ensuite, il y a le fait qu’elle s’inscrit dans l’histoire de la peinture abstraite sans appartenir à un quelconque mouvement. Enfin, elle n’est ni expressionniste, ni géométrique, mais procède d’un ailleurs très personnel.

De quoi s’est-elle constituée ?
La peinture de Soulages puise notamment ses sources dans l’art pariétal, les pierres gravées et l’art roman. Elle s’est attachée à construire sa propre histoire en élaborant une éthique de la peinture tout en étant profondément moderne.

Qu’est-ce qui a guidé votre choix dans la sélection des œuvres ?
Le fait de mettre l’œuvre récente en exergue, car Soulages est un artiste en pleine activité, et construire un parcours rythmé en mettant l’accent sur le tout début. Entre ces deux extrêmes, faire un partage entre l’avant et l’après de l’avènement de l’outrenoir en 1979.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°618 du 1 novembre 2009, avec le titre suivant : Questions à... Alfred Pacquement, directeur du Musée national d’art moderne

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