Mémoires du Tibet

L'ŒIL

Le 1 juin 2005

Depuis quelques années, le musée des Beaux-Arts de Valenciennes a choisi d’ouvrir sa programmation d’expositions temporaires aux cultures non européennes. Après le Congo, le Japon ou l’Égypte, le Tibet fait l’objet d’une présentation en deux parties bien distinctes ; l’une est centrée sur les riches collections d’art sacré tibétain des Musées royaux d’art et d’histoire de Belgique (collection Léon Verbert), l’autre – dans la crypte – est vouée à l’exploratrice française Alexandra David-Néel (1868-1969), première femme à être entrée dans Lhassa en 1924. Face à cette partie très documentaire qui rassemble ses objets personnels, des cartes, des carnets de voyages, des photographies et des manuscrits, le cœur de l’exposition réside dans la présentation d’une centaine de pièces d’art sacré datant du xviie au xixe siècle. Sculptures de bronze, figures en stuc doré, reliquaires, autels portatifs, vases d’offrande évoquent la religion lamaïque et la vie silencieuse des monastères. Mais l’ensemble le plus significatif est certainement celui d’une trentaine de Thang-ka – littéralement « ce que l’on enroule » – des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. Nourries d’influences indienne, népalaise et chinoise, ces peintures sur coton, lin, jute ou soie, traditionnellement accrochées sur les murs des temples ou des chapelles, illustrent les thèmes récurrents de l’iconographie bouddhique : figures historiques, animaux fantastiques, épisodes de la vie de Bouddha.

« Art sacré du Tibet, voyage avec Alexandra David-Néel », VALENCIENNES (59), musée des Beaux-Arts, bd Watteau, tél. 03 27 22 57 20, 29 avril-11 septembre, cat. MBA Valenciennes, 120 p., 35 euros.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°570 du 1 juin 2005, avec le titre suivant : Mémoires du Tibet

Tous les articles dans Expositions

Le Journal des Arts.fr

Inscription newsletter

Recevez quotidiennement l'essentiel de l'actualité de l'art et de son marché.

En kiosque