Les expositions universelles

Par Sophie Flouquet · L'ŒIL

Le 16 décembre 2008 - 243 mots

La tour Eiffel (1889), les Grand et Petit Palais (1900), le pont Alexandre III (1900) ou encore le palais de Chaillot (1900 puis 1937)… Nombreux sont les vestiges architecturaux des grandes expositions universelles internationales qui se sont tenues à Paris, aux XIXe et XXe siècles.

Au total, il y en eut cinq, en 1855, 1867, 1878, 1889 et 1900, auxquelles il convient d’ajouter les expositions de 1925 (arts décoratifs), 1931 (exposition coloniale) et 1937 (arts et techniques dans la vie moderne).
Si aujourd’hui, dans un contexte de globalisation, ces manifestations ont perdu de leur sens, elles ont été conçues à l’origine, en pleine révolution industrielle, comme des vitrines des savoir-faire nationaux. Toutes ont été des moments de célébration du progrès dans un contexte de concurrence internationale – la première eut lieu à Londres en 1851 –, d’où certaines prouesses architecturales et urbaines, comme la création du métropolitain en 1900. De ces événements éphémères, organisés au Champ de Mars et sur la colline de Chaillot, demeurent encore aujourd’hui de nombreux témoignages visuels.
Plusieurs institutions ont ainsi accepté de prêter leurs collections pour faire revivre ces événements éphémères qui ont profondément marqué la mémoire parisienne. Est ainsi réuni à la Conciergerie un émouvant ensemble d’images, photographies, autochromes, films…, complété par une étonnante reconstitution en trois dimensions de la Rue des Nations de l’exposition de 1900.

A voir

« Paris et ses expositions universelles », Conciergerie, 2, boulevard du palais, Paris Ier, jusqu’au 12 mars 2009, www.conciergerie.monuments-nationaux.fr.

Cet article a été publié dans L'ŒIL n°609 du 1 janvier 2009, avec le titre suivant : Les expositions universelles

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